31 juillet 2007

JF, 21, étu., ch. WG a DD - ou les joies des WG-marathon

Fin du semestre oblige, il est venu le doux temps des recherches d'appartements, de chambre ou d'un repreneur pour celle qu'on s'apprête à quitter.
Qu'on se le dise: la situation à l'est de l'Allemagne est plutôt favorable aux étudiants, particulièrement à Leipzig où 20% des immeubles sont encore vides. C'est simple: il y a un choix dément pour des prix très attrayants. Je lutte un peu pour refiler ma chambre, dont le prix n'est pas au plus bas. Mais les visiteurs commencent à affluer, et je ne perds pas espoir.

En parallèle je suis moi-même visiteuse d'appart' à Dresde. Contrairement aux étudiants de Leipzig, qui vivent éparpillés autour du centre, ceux de Dresde s'entassent pour la plupart dans la Neustadt.
La Neustadt c'est un peu la Südvorstadt de Leipzig, en plus charmante.

(Heu, je m'explique: c'est le quartier étudiant, un peu bordélique, coloré, vivant et animé de la ville. Sauf qu'à Dresde tout ne se passe pas autour d'une grosse artère comme à Leipzig; on a donc l'impression de déambuler dans une petite ville-dans-la-ville vraiment jolie)

Et donc, quand j'ai appris que j'allais pouvoir habiter Dresde, tout le monde sans exception m'a conseillé de chercher une WG dans la Neustadt. Soit.
Ainsi a commencé samedi dernier mon WG-marathon.
Certaines pages web allemandes permettent de lire des annonces et de contacter directement les gens. On prend donc rdv par téléphone, et en voiture Simone.

A peine fait le premier pas dans l'appartement, vous sentez braquées sur vous une à cinq paires d'yeux qui vous toisent de haut en bas, sans en avoir l'air. On vous met à l'aise, on vous propose à boire. Vous acceptez le verre d'eau dans le gobelet en plastique, le café turc brulant auquel vous faites semblant de toucher - et rien que faire semblant ça vous carbonise déjà la gorge, la tasse de thé trop infusé... et tout cela vous donne une bonne possibilité d'examiner la salle de bains en détail, assis sur les WC, en faisant un premier bilan.

J'avais trois rendez-vous samedi dernier.
La première WG était bien trop petite, et malgré les sarcasmes de certains (se reconnaîtra-t-il?!), il est clair pour moi que quand on vit à quatre, on a besoin d'une cuisine plus grande qu'un couloir, et d'une salle de bain avec si-possible un autre éclairage qu'une lampe de bureau.
Bilan: le balcon a beau proposer une vue sympa, trop petit c'est trop petit. Schluss damit.

Tout s'est compliqué lors de la deuxième visite.
Deux garçons complètement différents l'un de l'autre m'accueillent et me font visiter. La chambre est mal décorée mais ça n'est pas bien grave - le vrai problème: elle donne sur une grosse artère bruyante. Je ne sais pas trop quoi dire. Les garçons m'entrainent dans le reste de l'appart', s'assoient dans la cuisine, on parle. Et là s'enchainent vannes, anecdotes de voyage et récits en tous genres... tout se fait spontanément, si bien que j'oublie qu'il y a une troisième coloc' que je n'ai pas encore vue. Mais si elle s'entend avec les garçons, je suis optimiste.
Bilan: la chambre est moyenne, l'appart' est correct et les coloc'... mortels.

J'enchaîne sur mon dernier RDV.
Quatre filles vivent dans cet appartement, seules deux sont présentes - dont celle qui déménage. Celle-ci, forte tête, parle bien et beaucoup. L'autre, avec qui je pourrais potentiellement vivre, ne dit rien. Les deux autres sont en vacances ou en voyage - "mais je suis sûre que vous vous entendrez bien". Mouais.
L'appart' est bien aménagé. La cuisine est absolument géniale - peinte dans tous les verts possibles et imaginables, vieux fauteuils de cinéma en guise de chaises, briques rouges apparentes à certains endroits. La chambre est grande, calme et "livrée" meublée.
Bilan: la chambre est bien, l'appart' est super et les coloc'... heu, quels coloc'? Plus ou moins inexistantes, elles présentent l'inconvénient de n'être QUE des filles (même le chat est une chatte, c'est dire).
Ce deuxième semestre m'a passé l'envie de coloc' 100% féminines. J'ai besoin de mélange et d'un peu plus de testostérone.

Les filles me disent ok tout de suite. Aujourd'hui les garçons m'ont appelée pour me dire qu'ils m'accueilleraient aussi volontiers chez eux.
Purée, je fais quoi moi?!
...

Après avoir consulté la terre entière et entendu des commentaires instructifs du genre "au final c'est quand même à toi que revient la décision" (non, sérieux?), j'ai constaté qu'il n'y a pas moyen de trancher.
Je reprends donc mon téléphone, reprends des rdv et repars demain pour Dresde. Entre deux visites je vais repasser chez les garçons pour revoir la chambre une dernière fois. Après tout, ma chambre à Paris n'était pas un modèle de calme et je m'y suis faite très vite.
Wer weiss...
(Forsetzung folgt)

26 juillet 2007

Overbookée

Ces derniers jours, dans le désordre, j'ai:
Fait du shopping avec Lucie.
Acheté un short et une mini-jupe (si si, c'est vrai).
Lu mes mails, des blogs.
Aspiré la poussière qui commençait à s'accumuler dangereusement dans ma chambre.
Pris mon petit-déjeuner avec mes coloc', mangé des Steinecke (mes brötchen préférés).
Relu les vingt premières pages de "chronique d'une mort annoncée" sur mon balcon, armée de lunettes de soleil et crème solaire.
Mangé une tartiflette made by Victor le Grenoblois.
Bu du vin blanc.
Regardé des émissions stupides avec mon amoureux, en attendant de retrouver de l'énergie.
Rangé mes cours dans des bons gros classeurs.
Mis mes Scheine sous enveloppe.
Fait tamponner mes bilans Erasmus.
Bu un latte macchiatto.

Ces prochains jours, je vais:
terminer mon livre
faire des folies culinaires
faire la fête avec les derniers Erasmus présents
aller me trouver un appart' à Dresde
aller nager au lac
acheter le dernier Harry Potter (pensée pour mes collègues de Gibert...)
appeler Uwe
dormir

Plus de doutes:
C'est les vacances!!

20 juillet 2007

Librairie, suite

En ce moment je me demande ce qui leur prend:
"Tu viens à la soirée à Montreuil demain?" (dixit JB il y a quelques semaines), "alors comme ça t'étais à paris début juillet?" (Xavier), ou encore "Je suis sur Sevran, ce serait sympa de se voir" (Lise)...
Ce à quoi j'ai patiemment répondu: "Je suis toujours à Leipzig", me demandant malgré tout si par hasard je n'étais pas en possession d'un double, errant à ma place dans Paris et sa banlieue, buvant des coups avec mes amis et dormant dans ma chambre donald duck (ne riez pas, ca n´est pas donné à tout le monde d'avoir une chambre donald avec des autocollants des joueurs des girondins de bordeaux collés à côté de la fenêtre peinte en jaune fluo... passons) .

Mais en y réfléchissant, c'est vrai que ces deux derniers été j'ai été relativement, voire complètement scotchée à Paris. Scotchée par un contrat de travail chez Gibert.
Aaaaah, Gibert...

S'il y a une période de la journée que j''aimais chez Gibert, c'était le matin, juste avant l'ouverture.
Lorsqu'on n'est pas encore bien réveillé, remonter le boulevard St Michel peut s'avérer être une épreuve. Devant l'entrée principale se massent déjà les premiers futurs clients. L'ambiance "premier jours des soldes aux galeries farfouillette" c'est quasiment quotidien chez Gibert, sans que personne n'arrive à savoir pourquoi.
On se faufile, donc, pour atteindre l'entrée du personnel, et on grimpe à son étage. Tout est calme, les escalators ne marchent pas encore. Ca sent la colle, le papier, le café chaud dans les gobelets en plastique. Des colonnes de livres fraichement livrés stationnent devant les bureaux, attendant d'être vidées.
Comme la nuit a été brutalement interrompue, on va soi-même s'alimenter en café. Fouiller ses poches à la recherche de la libératrice pièce de 50 centimes, choper des bribes de conversation, le film d'hier soir, la journée qui s'annonce longue, et toi tu fais quoi ce week-end...
... Retour à l'étage. Le gilet bleu attend bien sagement d'être sorti de son placard. On pose son café sur la table, on allume l'ordinateur.
La petite voix annonce le début des festivités. "Bonjour a tous, il est 10 heures, nous allons accueillir les premiers clients".
On savoure les dernieres minutes de répit. La librairie est encore calme, les livres apaisent ceux dont la nuit a été rude. Respirer profondément - mais non je suis pas fatiguée, mais si j´aime les gens...
Les escalators démarrent, délivrant les premières grappes de clients.
Le grand dadais-futur prépa scientifique qui vous demande d´un air angoissé combien de pages font les Métamorphoses d´Ovide, le prof de lettres classiques qui recherche Harry Potter en grec ancien, les parents bien décidés a contraindre leur mouflet a se mettre a lire en anglais, ou tout simplement ceux qui viennent sans but particulier, juste pour le plaisir de flaner entre les étageres ou pour dénicher l´occasion du siècle.
Ceux qu´on est obligé de chasser dix minutes avant la fermeture et dont on sait qu´on les retrouvera demain a la meme heure. Ceux qui recherchent ce lien si particulier qui existe entre un libraire et un client. Ceux qui veulent un livre précis, mais qui ont tout oublié du livre en question, du titre jusqu´au nom de l´auteur ("il a une couverture orange, vous voyez pas duquel je parle?") etc.
Tous ceux-la ont le don de vous faire aimer et parfois détester la nature humaine.

Mais dans tous les cas, vous n´en sortez pas indemne.

17 juillet 2007

La librairie

Extrait de "Livres Echanges", un libéblog tenu par trois libraires.
Ce post, c'est un mélange de l'expérience de mes parents, que j'ai vécue à travers eux, et de la mienne lorsque j'ai bossé en librairie. Tout à coup j'en deviendrais presque nostalgique...

Après une période faste, les vacances arrivent à point nommé. Un peu de repos pour reprendre un autre souffle, se ressourcer, repartir de l’avant. On ne peut pas dire que libraire soit un métier reposant. L’image du libraire qui lit un livre accoudé à son comptoir en attendant le lecteur qu’il saura conseiller entre deux pages de son roman n’existe pas. Ou plus. Mais a-t-elle vraiment existé ? Les cartons, les rangements, la manutention, la compta, l’inventaire, le bilan… sont-ils la raison d’être d’un libraire?

Certes non évidemment, mais ces tâches font inexorablement partie de ce beau métier. Alors parfois, qu’on le veuille ou non, la fatigue prend le dessus. Moins envie de chercher ce livre d’images pour le petit-fils de cette dame. De faire cette recherche sur le pain dans la littérature de jeunesse. De trouver le livre qui convient pour cette ado boulimique… plus l’énergie de faire l’effort. Et pourtant, c’est pour cela que j’ai fait ce métier. Pour ces moments de contacts, d’échange autour du livre. L’histoire a voulu que je travaille en jeunesse alors j’ai appris, petit à petit, à apprécier cette littérature. Parce qu’elle est riche. Parce qu’elle a un rôle à jouer dans le développement personnel de chacun. Parce que j’y trouve mon compte moi aussi à présent… Peut-être aussi parce que c’est ce que je sais le mieux faire finalement.

Mais là ce sont les vacances. Alors prendre un peu l’air. Aller voir ailleurs. Mes livres sont prêts. Quelques pavés sous le bras pour tenir le coup. (Jonathan Strange & Mr Norrell, le deuxième tome de Tobie Lolness et quelques autres… au cas où). Quitter cette ville où je connais toutes les personnes intéressées par le processus culturel. Etre libraire dans une petite ville de province, c’est un peu être le boulanger d’un quartier. Difficile après de sortir sans saluer quelques clients, habitués de la librairie. Finalement, on y prend goût aussi. Avoir une certaine forme de reconnaissance. Sentir une certaine forme d’utilité dans l’endroit où l’on vit. Mais des fois, il faut partir. Pour prendre du recul. Alors je quitte cette ville pour aller voir ce qui se passe ailleurs. Quelques amis à voir. Quelques promenades à faire. Et forcément, inévitablement, mes pas me poussent vers ces librairies que je croise au gré des villes. Librairies générales, librairies spécialisées. Peu à peu, l’objet professionnel me quitte et le plaisir revient. Tiens, ce livre est déjà sorti. On en discute un peu avec le ou la libraire et on se laisse guider. Avec le plaisir retrouvé du client, du flâneur. Car elles existent encore ces librairies indépendantes dont on prédit la disparition depuis des années. Je les croise quand je ne suis plus chez moi. Elles survivent grâce à l’engagement de leurs libraires et je n’ose imaginer qu’elles puissent disparaître. Je me promène dans ces lieux de vie, où les livres tombent des tables, non parce qu’ils sont mal rangés mais parce qu’ils vivent, encore un peu. Et peu à peu, l’envie me reprend. D’y retourner. De retrouver ma cave de libraire. Tant pis pour le soleil que je ne vois pas. Tant pis pour les cartons, le rangement et la manutention. Il y a encore tellement de livres à conseiller et à découvrir que je ne me lasse pas d’y retourner. Tant qu’on me laisse prendre des pauses de temps en temps…
Simon Roguet, librairie M’Lire Laval

Jonathan Strange and Mr Norrell, Susanna Clarke, Robert Laffont.
Tobie Lolness T02, les yeux d’Elisha, Timothée de Fombelle, Gallimard jeunesse.

15 juillet 2007

Des mots

Juste parce que j'ai retrouvé ces photos pleines de petits messages, et que je les aime bien...








12 juillet 2007

Belle Rencontre(s)!

Grâce à mon article sur l'expérience de Marion, je suis membre officielle de "Rencontres.de", le magazine en ligne franco-allemand!

C'est un journal créé par des étudiants pour promouvoir les relations franco-allemandes, tout en permettant à chaque étudiant motivé de pouvoir collaborer régulièrement. Une initiative qui prend de plus en plus d'ampleur: la fondatrice a remporté le prix du journalisme franco-allemand 2006, et le journal devient peu à peu une référence. A terme, les fondateurs aimeraient pouvoir fournir une vraie base de données à tous ceux qui veulent promouvoir l'allemand et le français dans les deux pays (et dieu sait si les deux langues en ont bien besoin).
Au-delà du journal, le journal soutient l'organisation d'évènements franco-allemands, et multiplie les appels aux dons dans ce sens.

L'article n'est pas encore en ligne, je vous tiens au courant dès qu'il le sera.
Pour les curieux: www.rencontres.de (version française et allemande)

Et merci encore Marion! (il se peut que je te recontacte bientôt, ton expérience a beaucoup intéressée les rédac'chef et ils ont plein de questions à te poser!)

11 juillet 2007

Oui, mais...

Oui, d'accord, il fait moche.
Bon, ok, j'ai bientôt des exam qui me soulent au possible.
Effectivement, j'ai un vélo fatigué et une WG fatiguante.
C'est vrai, mon amoureux a du mal à ouvrir sa jolie bouche.
Et puis les petits pépins de santé s'accumulent un peu trop en ce moment.

Mais les promenades dans le parc encore tout mouillé.
Mais les WG Tee qui savent aussi être simples.
Mais "Farine 5 Roses" à fond dans l'appart'.
Mais son grand sourire au réveil le matin.
Mais les débriefings sans fin avec Lucie.
Mais les brötchen tous chauds. Les vacances qui approchent. Les crèpes françaises et l'Apfelmuss allemande. Les dialogues stupides avec Emmanuel via facebook. Les fous rires nerveux des révisions. Dresde qui m'attend.

Alors zut.
Je tire les rideaux, j'ouvre grand les fenêtres.
Je laisse rentrer un peu d'air frais et les quelques rayons de soleil auxquels on a droit en ce moment.
Advienne que pourra!

08 juillet 2007

Soir bizarre

Y'a des soirs comme ça où tout se brouille. Où malgré soi on sent la gorge qui se serre, le coeur qui bat un peu plus fort.
Y'a des soirs comme ça où il devient particulièrement difficile de comprendre son prochain. De le percer à jour, de savoir ce qu'il pense.
Alors on reste entre soi, on se met à penser pour deux. On sonde le moindre regard, on interprète le moindre geste - ou l'absence de geste. On mélange le tout, on touille et on avale ça cul sec en se bouchant le nez, pour ne pas en sentir le goût amer.
C'est une bouille indigeste qui reste sur l'estomac. Qui rend lourd et maladroit, qui empèche de respirer profondément - cette grande inspiration magique qui est sensée vous libérer d'un poids.
Alors on affiche un sourire impeccable qui ne laisse rien transparaître, tandis qu'à l'intérieur il fait froid, malgré les fenêtres fermées et les rideaux tirées.

Trop d'obscurité, ça vous refroidit à coup sûr.

03 juillet 2007

Ode à la Turballe



Il est enfin venu le doux temps des pieds enfouis dans le sable, de l'eau fraiche et non chlorée... Quand le temps le permet (rassurez-vous, lecteurs français, cette photo est issue d'une des rares accalmies de ces derniers jours).
Imaginez mon état devant un beau lac tout frais qui me tendait les bras... En 10 secondes j'étais dans l'eau.

Mais...

... où sont le sel, le vent, le sable fin, les vagues? (le parking blindé de Ker Elizabeth? )

Où sont passés les crs en petit slip de bain et t-shirt moulant, le drapeau vert frappé par le vent, les températures qui font grimacer ("avec un vent de terre, rien d'étonnant") , les marchands de glaces, les colos du crédit lyonnais, les raquettes de plage, les brasses sans fin du grand-père, la crème yves rocher de la grand-mère (la même depuis 25 ans)?

Que sont devenus les livres tous cornés dans lesquels on retrouve fatalement des grains de sable le soir, les Lequénois de la Turballe ("Jean-Kevin on ne dit pas nique ta mère à sa soeur!"), les niniches de Manuel, la pêche au crabe sur les rochers, les commentaires qui chaque année sont les mêmes, mais sans lesquels la Turballe ne serait pas la Turballe: "au début elle est fraiche mais après quelques secondes on s'y fait" ... ?

Certes, le Cospudener See n'a jamais prétendu faire conccurence à Ker Elizabeth. Et j'étais quand même bien contente de me baigner, dimanche.
Mais c'est clair et net: un été sans la Turballe n'est pas un vrai été.

26 juin 2007

Des concerts, encore des concerts...

Improvisés, officiels, en plein air, dans une cave ou dans le salon d'un appart' à l'abandon... peu importe, ils font toujours plaisir...

Un petit groupe leipzigois qui commence à peine... The Nikolai Chuks.


Die Kleingeldprinzessin au "Besser Wohnen" de Leipzig. Un appart' pas encoré rénové transformé en petite salle de concert, avec des caisses de Steinberg pour soutenir les amplis, et des palettes pour faire des estrades pour les musiciens. A l'arrache, comme on les aime...


Suite du festival "la SurPrise de la Bastille" la semaine dernière à la MB: les blérots de ravel ont littéralement mis le feu. Super mise en scène, excellents musiciens... la salle (80% de français) était pleine et enthousiaste.



23 juin 2007

Pas d'arrêt pour "arrêt sur image"

Cliquez sur le titre du post pour signer la pétition contre l'arrêt de la diffusion d'"arrêt sur image". Le prétexte officiel évoqué par france 5 est l'érosion de l'audience, qui pourtant a l'air de rester correcte.
Cette émission présentée par Daniel Schneidermann (www.bigbangblog.net) analyse depuis 95 le traitement télévisuel de l'actualité, avec humour et pertinence. Sa disparition porte un coup dur aux empécheurs de tourner en rond... alors même si la décision de la chaîne semble irrévocable, montrons notre désaccord et signons la pétition.

20 juin 2007

De Leipzig à Dresde

Voilà, la nouvelle est tombée. L'an prochain je travaillerai à Pirna, une petite ville dans les environs de Dresde. J'habiterai donc Dresde l'an prochain, et j'irai travailler dans un berufliches Schulzentrum für Wirtschaft (économie).

La question qui se pose: qu'ont à faire des ados en filière pro (type métiers industriels) de la langue et de la culture française?!
Alors bien sûr, des ados survoltés qui ont envie de tout sauf d'écouter un cours, il y en a partout, et pas que dans les lycées pro.
Mais l'éco...?

Je ne suis ni enthousiaste ni déprimée, plutôt perplexe à vrai dire.

Déçue, malgré tout, de ne pas être dans la ville même, et de devoir retrouver les transports en commun, lâchés avec délice depuis mon retour à Leipzig. Mais quand j'y réfléchis, je me rends compte que la vie parisienne et le stage à Sèvres (= à l'autre bout de l'ile de france) m'ont bien rodés de ce côté-là.

Déçue, parce que même si je disais bien fort que Dresde pourrait être sympa, j'espérais secrètement rester à Leipzig. Je suis tellement attachée à cette ville, c'est fou. Et puis maintenant, il y a quelqu'un qui m'y retient...

Pas de drame pour autant. Ca aurait pu être mieux, et ça aurait pu être pire.
Leipzig-Dresde se fait en une heure de train, et j'ai bien l'impression qu'une partie de mon premier salaire passera dans l'achat d'une nouvelle bahncard. Je pense aussi que rester un an de plus à Leipzig aurait été super agréable, mais pas forcément le meilleur choix, à l'heure où l'on parle tant de mobilité... *soupir*

Je commence fin octobre. D'ici-là je profite de Leipzig, toujours, je commence à planifier des vacances en France (le besoin d'iode se fait sentir, l'atlantique, vite vite!) et peu à peu je vais commencer à chercher une WG à Dresde, et un Nachmieter pour ma chambre.
Ai-je besoin de préciser que j'ai la flemme de m'attaquer à cette partie là?!
En attendant je vais au concert des blérots de ravel, et j'en profite pour poster des ptites photos prises ces derniers jours.

Die französische Fraktion, qui commençait à partir joyeusement en vrille - soirée d'anniv le 10.





Les Maximum Kouette à l'occasion du petit festival français organisé à la MB.



Dernière balade en ville avant le départ de Marin ("j'veux pas partiiiiiiiiiiiiiir")



Mon nouveau vélo: Johnny. Hommage à la chanson de Boris Vian, vu la relation un peu malsaine que j'avais avec lui au début (j'aurais pu l'appeler Serge aussi, pour "je t'aime, moi non plus"). Moi qui ne sautais pas au plafond à l'idée de remonter sur un vélo, je dois dire que maintenant Johnny et moi on est devenus inséparables. L'esprit de Boris Vian règne, je me mets même à insulter les passants avec un p'tit accent parigot...


C'est l'été, aucun doute...

12 juin 2007

J+5

Il s'en passe des choses depuis quelques jours, tellement que j'ai trop peu de temps pour raconter tout ça proprement.

Un petit dèj paradisiaque préparé par mes coloc pour mon anniv le 7, la visite d'Uwe, mon nouveau vélo, un dîner avec Lucie et Florian et lui, un concert en plein air sur la Augustus Platz.

Le lendemain, arrivée de Marine, balade en ville et dans le parc - 4 mois à rattraper, vous n'imaginez pas à quel point ça papote depuis 3 jours.

Samedi Alex qui débarque pour faire la fête avec nous, Prag team au complet, préparation de la soirée, DJ Marin aux platines, petite soirée très sympa, mes coloc qui m'offrent un WG Reise à Hambourg, départ vers 3h pour une soirée électro, les chansons débiles chantées sur le chemin, le soleil qui se lève déjà, la soirée qui n'en finit pas, le retour chez Florian - crevés mais heureux...

Le petit dèj dehors le lendemain, l'aprèm passée devant la finale de Roland Garros, la flemme en puissance, un tour en ville pour raccompagner Alex, s'écrouler chez moi, piscine en plein air le lendemain après ma Vorlesung, soirée ligretto avec les coloc, Montagskneipe sur la terrasse de la MB...



... quand aurai-je le temps de développer tout ça?!

(sur la photo: deux débiles tentant de se la jouer roots... sympa les piqures d'araignée après)

06 juin 2007

Il débarque à Leipzig...



... et avec lui des bus remplis de touristes qui déambulent dans la ville, glace et appareil photo à la main.
La Bachfest commence demain. Heureusement, tout ne se passe au Gewandhaus ou à l'opéra, des concerts en plein air sont prévus un peu partout dans la ville.
Mais il n'y a pas que Jean-Sebastien dans la vie: demain le petit Lü arrive de Berlin juste pour m'inviter à dîner, et repart ensuite. Si c'est pas chou, ça?!
Vendredi c'est au tour de Marine de venir me rendre visite, avec certainement un Alex dans ses bagages. La team praguoise va se retrouver le temps d'un week-end (vive les ketchés!), et samedi on fait la fête ensemble comme il se doit - Geburtstagsparty oblige. En attendant mes coloc ont barré l'entrée de la cuisine, si j'ai besoin de quelque chose je dois biper l'un d'eux.
Ca complote sec...

02 juin 2007

Trouvé sur le site de libé

Déjà lu, déjà entendu... mais on le répètera jamais assez...

"Tous ceux qui croient à la pluralité des langues et donc des idées devraient s'interroger sur la situation dramatique de l'allemand dans les collèges et lycées français. Nous enseignons l'allemand, depuis des années et constatons une grave désaffection (des parents ?) pour l'apprentissage de cette langue. Malgré toutes les actions de sensibilisation entreprises dans le primaire et ailleurs par les enseignants, malgré les discours récurrents des politiques et des acteurs commerciaux sur les liens étroits entre la France et l'Allemagne, en dépit du fait que 160 000 postes ne sont pas pourvus en France faute de candidats ayant des connaissances suffisantes en allemand, malgré l'émergence heureuse des classes dites «bilangues» dès la sixième, rien n'y fait ; les crédits sont de plus en plus réduits ou même supprimés et les fermetures de classes de plus en plus nombreuses. Programmerait-on la mort de l'allemand qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Cette langue, cette culture, ces pays, si proches, si riches, méritent mieux que des discours creux dont nous sommes las. Nous, enseignants, réclamons des crédits et appelons les responsables d'entreprises françaises ayant une entreprise allemande comme partenaire commercial, à organiser des forums et des journées portes ouvertes.
Nous demandons aux politiques à mettre en place les conditions nécessaires d'un véritable enseignement de l'allemand dans les écoles primaires, en faisant appel aux natifs ou aux bonnes volontés, et de faciliter les échanges scolaires, en collège et en lycée. La pluralité des langues doit être une réalité et non une chimère.
Valérie Erard et Jean-Claude Sarafian, enseignants d'allemand"

ps: cliquez sur le titre de ce post pour lire la page entière (les réactions des lecteurs sont parfois intéressantes je trouve)

29 mai 2007

"Ernst ist das Leben, heiter ist die Kunst"

La journée de dimanche a été assez extrême en son genre.

Je suis partie à Berlin pour aller voir la trilogie "Wallenstein" de Schiller, mise en scène par Peter Stein, interprétée entre autres par Klaus Maria Brandauer. L'idée venait de Florian, qui m'avait prévenu qu'il s'agissait d'un vrai marathon: la trilogie est représentée en intégralité, et dure... 10 heures.

En y réfléchissant, je me dis que certes, 10 heures ça paraît très long, mais que ce genre d'expérience peut être unique en son genre. Entre-temps je tombe sur de bonnes critiques dans la presse, je me renseigne rapidement sur la pièce... et me rend compte qu'on en parle beaucoup, et que ça a l'air assez exceptionnel. Tope la, je suis partante.

La pièce est jouée dans une ancienne brasserie de bière, à Neukölln. Heureux hasard, un ami de Florian habite à 5 minutes à pied et nous accueille chez lui. Il habite en WG... avec 13 autres personnes. La plus grande coloc' que j'aie jamais vue, avec des coloc âgés de 21 à 60 ans. Presque une sorte de petite communauté, très organisée, qui tient à ce mode de vie bien particulier. Etonnant!

A peine arrivés, nous voici partis pour le théâtre.
Quel choc! Les mots manquent pour décrire dix heures d'une pièce magistrale, en tous points: le texte, la mise en scène, les comédiens...


Quand au temps, il joue lui aussi un rôle essentiel parce qu'on en ressent les effets physiquement. Heureusement il y a quatre pauses, qui permettent de se ressourcer exactement comme on reprendrait des forces après une course de deux-trois heures. Donc au début c'est un peu fatiguant, ça demande une grosse concentration (surtout lorsqu'on n'est pas germanophone), parfois on perd le fil, et peu à peu le corps s'habitue à ce nouveau rythme. A la fin on en deviendrait prsque süchtig - plus aucune envie que ça s'arrête, même s'il est minuit...


Je ne me lancerai pas dans un résumé de la pièce, bien trop complexe. En tout cas c'était incroyable, et je suis vraiment heureuse d'y être allée...

26 mai 2007

J'ai testé pour vous... la piscine en plein air

J'ai eu aujourd'hui l'occasion de tester la nouvelle piscine en plein air qui a ouvert tout près de chez moi. En arrivant, j'avais déjà les premiers mots de mon post en tête.
Aaaah les joies de la piscine en plein air, un samedi après-midi, pendant les vacances (mais qu'est-ce qui m'a pris?!). Tout ça c'est de la faute de Benoît (si si, tout à fait), c'est en en parlant avec lui que j'ai eu subitement envie d'aller nager. Et puis, il fait si chaud...

Donc me voilà arrivée devant deux bassins et une grande pelouse grouillants de leipzigois, petits et grands. "Oh Mann", pensai-je, "mais comment je vais pouvoir enchaîner deux brasses dans un tel boxon?".
Tant pis, j'y suis j'y reste. Pas question de rebrousser chemin. Au contraire, c'est aussi le moyen d'observer les gens, chose que j'adore faire quand je suis seule - au point de devenir complètement indiscrète en lançant mes regards de taupe au premier venu (vous avez le droit de confirmer).
Je pose mes affaires et file vers le bassin où, officiellement, on peut nager.
Ha ha.
C'est en entrant dans l'eau que je réalise que je vais avoir 21 ans.
Pourquoi?
Parce que la moyenne d'âge dans le bassin était de 10 ans. Ca criait et ça sautait partout, et "ça" empéchait surtout la (presque) vieille Ariane (aigrie) de nager tranquillement.
Cette Ariane, donc, au moment où un garçon de 10 ans lui lance un regard effronté avant de lui montrer fièrement les superbes plats qu'il fait en sautant dans l'eau, pense pendant un quart de seconde à lui faire passer toute envie de remonter à la surface.
Et là...
"Mensch", pense-je, "serais-je devenue vieille et ignoble au point de ne pas comprendre qu'à 10 ans on va aussi à la piscine pour s'amuser, barboter, éclabousser et se marrer un peu?".
Bon, soit. Le garçon remonte à la surface et repart montrer fièrement à la foule sa façon d'arroser toutes les pelouses de la ville rien qu'en sautant dans l'eau...

Deux longueurs plus tard, je redécouvre une autre espèce que j'avais oubliée: le préado. Souvenez-vous: les garçons boutonneux, voix à peines graves, enchaînent les plongeons ratés pour impressionner des petites nanas gloussant à tout va, assises au bord du bassin. Là aussi ça crie pas mal, ça parle fort. Il s'agit de montrer qu'on est une bande de potes super cool.
Mes envies de meurtre reviennent. Et puis même refrain: j'en ai fait partie, moi aussi, de ces fillettes en bikini. Le printemps c'est la saison idéale pour se rapprocher de ces bêtes étranges que sont les garçons.
Reprend-toi, Ariane!

Rassurez-vous, je suis repartie de la piscine comme j'y étais rentrée: les mains et la conscience propre.
Mais un léger soupçon s'est emparé de moi.
Aurais-je vieilli?

24 mai 2007

Full Metal Village

Un documentaire vu hier soir. Une réalisatrice coréenne est allée observer l'arrivée d'un festival de métal dans un petit village, au fin fond du Schleswig-Holstein.
Un film dans la lignée des reportages de strip-tease: bien filmé, très drôle et forcément féroce, voire cruel.
Hier soir, la salle était comble et pliée de rire...
Voilà la bande-annonce (sous-titrée en anglais, pour ceux qui ne parlent pas allemand).
A ne pas louper!


21 mai 2007

Munich

Je suis rentrée hier soir d'un week-end prolongé à Munich, chez Camille. Trois jours et demi bien intensifs, qui m'ont vraiment fait du bien. Je suis revenue pas vraiment reposée, mais bien dans mes baskets.

Arrivée jeudi aprèm, Camille vient me chercher à la gare direction la Studenten Stadt, une des cités U au nord de la ville. On se pose rapidement pour manger un morceau; il y a beaucoup de temps à rattraper depuis la dernière fois qu'on s'est vues, en janvier à Paris.

Et puis on repart direction le centre, rejoindre un ami de Camille motivé pour se faire une expo avec nous. Le temps était absolument éxécrable, donc idéal pour un musée (Munich et le National-socialisme) puis un café et une immense part de gâteau dans un café du centre (quand je dis immense: elle faisait 4 fois la taille habituelle... le sens de la mesure aurait-il quitté les bavarois?!). Je rencontre les amis de C., très sympa, ça papote dans tous les coins.
Puis nous partons pour l'immense complexe sportif construit pour les JO, où nous allons faire... du kick boxing.
Oui, vous avez bien lu!
Bon, disons qu'il s'agit plutôt d'un cours de fitness hyper intense, avec des mouvements de boxe. Au début on se sent totalement ridicule- imaginez Camille et moi devant la glace, en train de faire semblant de boxer... surréaliste. Donc on frôle forcément le fou rire, et au bout de quelques minutes on n'a plus l'énergie pour ça, donc on souffre en silence!

Deux heures plus tard nous voilà sorties de la piscine. Il est 22h, on rentre à la Stusta mais pas question d'y rester. Camille a connu la veille une française organisant le soir une Scheissaussehenparty (= le but, être le plus mal habillé possible), et nous sommes dabei!! Craignant que le thème de la soirée soit annulé, on se la fait soft avec superpositions ridicules, et nous voilà parties. La WG est assez grande et remplie de gens tous aussi kitsch, c'est parfait. Retour vers 3, 4h.



Vendredi, le soleil est au RDV et nous permet de partir nous balader dans la ville en partant de Marienplatz. On décide d'aller voir La Traviata le soir-même - pratiques les places debout à 6 euros, surtout quand, lumières éteintes, on squatte tranquillement les places assises. Après une bonne balade, un pique-nique à l'arrache (maïs et Ritter Sport... si ça, c'est pas gesund!) et une glace, Camille va au sport et moi je finis ma nuit dans le superbe jardin anglais (immense parc qui longe tout le centre ville), au soleil.


Un peu plus tard je repars: l'opéra nous attend, d'ailleurs on est tellement à la bourre qu'on nous fait poireauter en attendant la première pause. Mise en scène très décevante... au moins on était bien placés.


En sortant, les ventres vides se font sentir, Camille et moi partons vers Schwabing (le quartier un peu moins chic et plus détendu que le reste de la ville) pour dîner chez Jonathan, où le repas à base de noix de coco fraîche et la discussion s'éternisent.


Samedi, c'est reparti pour une grande balade dans la ville.

Camille me montre la fac - où il y a des années Hans et Sophie Scholl ont dispersés des prospectus anti-nazis - et la petite expo consacrée à la rose blanche, on se promène beaucoup... Munich est une ville incroyablement riche et bourgeoise, c'est parfois super oppressant. Tout pousse à la consommation, ça ne s'arrête jamais!

Puis on retourne du côté de Schwabing, où je quitte Camille quelques heures le temps de me balader un peu seule. D'ailleurs, en y réfléchissant, c'est l'étape essentielle quand on visite une ville: s'y retrouver seul.



Je prends mon temps, me balade, me perd, me pose dans un café le temps de lire (libé version papier, ô bonheur) et d'écrire rapidement... et il est presque déjà l'heure de rejoindre les autres à Olydorf, pour un barbecue organisé par l'assoc' erasmus de Munich.
L'ancien village olympique de Munich a été reconverti en cité U. Les étudiants vivent seuls ou à deux dans des minis bungalows de 20m2 répartis sur deux étages. C'est petit mais assez sympa, et chacun peut peindre sa façade...







Le barbecue était très sympa... Nous partons ensuite boire un verre chez des copains de Camille, puis vers 1h direction le Cord, un club vraiment super: musique parfaite et endroit très sympa... malgré l'ambiance un peu branchouille. On chope un bus de nuit vers 4h. Erika, amie finlandaise de Camille, vient grignoter et quatschen avec nous. On parle beaucoup, de nos expériences et de nos contacts avec les allemands, de cette langue géniale qui permet à une finlandaise et à une française de devenir inséparables... Au lever du jour Erika va se coucher, Camille et moi poursuivons la conversation... et observons le soleil qui se lève du 17ème étage.



Le lendemain, le réveil est difficile mais on se motive car le temps est toujours aussi magnifique. On commence par le jüdisches Museum qui vient d'ouvrir... et qui est très décevant. Petit, pas du tout pédagogique, tentant de se la jouer hyper moderne, il n'arrive pas à la cheville de celui de Berlin.

Qu'importe, on rejoint rejoindre les autres qui font un petit pique-nique pas très loin. Avec eux, on se balade sous le soleil cuisant et finissons par nous écrouler à la terrasse d'un glacier. Ô heureux hasard, il y a une piscine en plein air juste à côté... On y passe trois bonnes heures à barboter- c'est trop bon, ça détend, il fait super beau...

Après la piscine Camille et moi repartons nous balader un peu du côté de Schwabing, manger une dernière glace (définitivement le gericht du week-end) et profiter encore un peu du soleil. Puis il est temps de nous séparer... Camille va chanter, et moi je pars rejoindre mon Fahrer qui doit me reconduire à Leipzig. Le temps de revenir à la Stusta et de rassembler mes affaires, et il est déjà l'heure de partir.

J'arrive à Leipzig dimanche vers 1h.

Au final (s'il y a des courageux qui ont tout lu): j'ai bien aimé Munich, c'est une jolie ville qui a beaucoup, beaucoup de moyens. Mais cette richesse est oppressante et frustrante, parce que ceux qui en profitent sont les privilégiés, ceux qui eux-mêmes gagnent très bien leur vie. Et puis c'est une ville très conservatrice... Le vendredi de Pâques, il était interdit de danser dans les discothèques parce que cela "ne correspondait pas à l'état d'esprit de la journée"... Wahnsinn.

Mais aller voir Camille c'était le bon moyen de connaître un aspect différent de la ville, de rencontrer des étudiants ni riches ni conservateurs, de discuter avec eux et de confronter leurs points de vue.

C'est une ville à voir, ne serait-ce que pour se rendre compte des différences gigantesques existants entre certaines villes et certains Länder d'Allemagne.

Mais pour moi, c'est clair. Je n'y habiterais pas...

... ou alors pas longtemps.