3 jours épuisants mais ô combien instructifs!
Compte-rendu dès que j'ai récupéré un peu de sommeil... mon lit m'attend...
25 octobre 2007
23 octobre 2007
Altenberg, Altenberg, 3 jours d'arrêt.
Entre kölnisches Bier, simulations de cours, accents suisses et québecquois, discours à rallonges, lever douloureux, soirées piano-wifi-vin-blanc et travaux de groupe, j'apprends jusqu'à demain soir à devenir une gentille assistante de français.
Retour à Dresde dans la nuit de jeudi à vendredi...
... bis dahin!
Entre kölnisches Bier, simulations de cours, accents suisses et québecquois, discours à rallonges, lever douloureux, soirées piano-wifi-vin-blanc et travaux de groupe, j'apprends jusqu'à demain soir à devenir une gentille assistante de français.
Retour à Dresde dans la nuit de jeudi à vendredi...
... bis dahin!
17 octobre 2007
On avance...
Première rencontre avec ma tutrice, qui a proposé hier de passer me voir aujourd'hui chez moi.
Je suis plutôt contente... Elle m'a rassurée sur certains points, m'en a expliqué d'autres.
Le résultat c'est que j'aurai principalement des 11ème, 12ème et 13ème (de 15-16 ans à 18-19).
Comme ils n'ont pas suivis le parcours classique (je bosse dans une sorte de lycée qui mélange enseignements techniques et enseignement général - option éco) ils commencent le français en 11ème - j'aurai donc des élèves débutants et d'autres qui font du français depuis un ou deux ans.
Ma tutrice a reconnu que le français n'est pas la priorité des élèves. Ils en ont besoin pour passer le bac, c'est plus un passage obligé qu'autre chose. Pourtant, elle m'assure qu'avec ses classes générales elle n'a aucun problème de discipline, et que ce sont même des élèves sympa et plutôt motivés.
Elle leur a parlé de moi et mon arrivée prochaine: la réaction a été ni de la joie ni de la peine mais plutôt... du désespoir!! Elle ne leur a pas dit que je parlais allemand, donc en gros ils s'attendent à une suite infinie de malentendus et de problèmes de communication... Eh oui, leur prof est allemande et cela représente une certaine sécurité de savoir qu'on peut toujours glisser dans l'autre langue s'il y a un problème.
Elle m'a donc conseillé de ne pas trop leur "dévoiler" mon allemand, pour qu'ils ne soient pas tentés de jouer la sécurité avec moi. Ça tombe bien, c'était bien mon projet...
D'après elle, elle a surtout envie de proposer aux élèves un enseignement motivant... elle compte donc sur moi pour les faire parler de l'actualité en France (par-fait), leur trouver des chansons et des poèmes sympa... mon boulot quoi!
En une heure de conversation avec elle toutes mes idées se sont clarifiées et concrétisées: bosser sur la langue des jeunes à partir d'extraits de "l'esquive", leur faire jouer des petits extraits de Molière (merci Marion!), leur montrer des extraits de journaux -papiers et télévisés - , leur passer "grand corps malade", Bénabar et Prévert, bosser sur Paris (la banlieue, le Vélib'...), sur les nouveaux auteurs de bd français...
Le gros mensonge du jour c'est lorsqu'elle m'a demandé si je n'étais pas déçue de ne pas travailler à Dresde. Ce à quoi j'ai dû répondre un grand "nein, überhaupt nicht!" qui n'était peut-être pas sincère, je l'avoue...
Nous sommes convenues que la première semaine serait pour moi de l'observation, histoire que les deux camps "moi" et "les élèves" s'apprivoisent. Elle en a profité pour me dire qu'elle aimerait parler régulièrement français avec moi, et que je suis libre de lui dire si je trouve que quelque chose cloche dans son cours.
Une femme très ouverte, je pense que le courant va bien passer.
... bon, et maintenant j'ai vraiment hâte de m'y mettre!
Vendredi, départ pour Leipzig où je reste un petit week-end, et lundi matin je pars avec Lucie pour à Altenberg à côté de Cologne, où tous les assistants vont recevoir une formation de trois jours.
(Et pour ceux qui ne seront pas à Altenberg, allez voir la formation "extra" dispensée par Louise sur son blog... Prenez-en de la graine, mesdemoiselles!)
Je suis plutôt contente... Elle m'a rassurée sur certains points, m'en a expliqué d'autres.
Le résultat c'est que j'aurai principalement des 11ème, 12ème et 13ème (de 15-16 ans à 18-19).
Comme ils n'ont pas suivis le parcours classique (je bosse dans une sorte de lycée qui mélange enseignements techniques et enseignement général - option éco) ils commencent le français en 11ème - j'aurai donc des élèves débutants et d'autres qui font du français depuis un ou deux ans.
Ma tutrice a reconnu que le français n'est pas la priorité des élèves. Ils en ont besoin pour passer le bac, c'est plus un passage obligé qu'autre chose. Pourtant, elle m'assure qu'avec ses classes générales elle n'a aucun problème de discipline, et que ce sont même des élèves sympa et plutôt motivés.
Elle leur a parlé de moi et mon arrivée prochaine: la réaction a été ni de la joie ni de la peine mais plutôt... du désespoir!! Elle ne leur a pas dit que je parlais allemand, donc en gros ils s'attendent à une suite infinie de malentendus et de problèmes de communication... Eh oui, leur prof est allemande et cela représente une certaine sécurité de savoir qu'on peut toujours glisser dans l'autre langue s'il y a un problème.
Elle m'a donc conseillé de ne pas trop leur "dévoiler" mon allemand, pour qu'ils ne soient pas tentés de jouer la sécurité avec moi. Ça tombe bien, c'était bien mon projet...
D'après elle, elle a surtout envie de proposer aux élèves un enseignement motivant... elle compte donc sur moi pour les faire parler de l'actualité en France (par-fait), leur trouver des chansons et des poèmes sympa... mon boulot quoi!
En une heure de conversation avec elle toutes mes idées se sont clarifiées et concrétisées: bosser sur la langue des jeunes à partir d'extraits de "l'esquive", leur faire jouer des petits extraits de Molière (merci Marion!), leur montrer des extraits de journaux -papiers et télévisés - , leur passer "grand corps malade", Bénabar et Prévert, bosser sur Paris (la banlieue, le Vélib'...), sur les nouveaux auteurs de bd français...
Le gros mensonge du jour c'est lorsqu'elle m'a demandé si je n'étais pas déçue de ne pas travailler à Dresde. Ce à quoi j'ai dû répondre un grand "nein, überhaupt nicht!" qui n'était peut-être pas sincère, je l'avoue...
Nous sommes convenues que la première semaine serait pour moi de l'observation, histoire que les deux camps "moi" et "les élèves" s'apprivoisent. Elle en a profité pour me dire qu'elle aimerait parler régulièrement français avec moi, et que je suis libre de lui dire si je trouve que quelque chose cloche dans son cours.
Une femme très ouverte, je pense que le courant va bien passer.
... bon, et maintenant j'ai vraiment hâte de m'y mettre!
Vendredi, départ pour Leipzig où je reste un petit week-end, et lundi matin je pars avec Lucie pour à Altenberg à côté de Cologne, où tous les assistants vont recevoir une formation de trois jours.
(Et pour ceux qui ne seront pas à Altenberg, allez voir la formation "extra" dispensée par Louise sur son blog... Prenez-en de la graine, mesdemoiselles!)
11 octobre 2007
Trois aspects de Dresde...
08 octobre 2007
Premier bilan
Après un début de semaine assez dur, je reprends du poil de la bête.
Il m'a fallu comprendre et accepter une chose:
Ma WG de Dresde est l'extrême inverse de celle de Leipzig. Ce qui signifie: des gens qui s'aiment beaucoup, mais qui sont chacun très indépendants. Les garçons ont leurs copines à Leipzig, Katharina écrit son mémoire de fin d'études... chacun a beaucoup de choses à faire et vit sa vie. Ce qui contraste avec Leipzig, où tout le monde était très lié et restait beaucoup (trop) à la maison.
Ce système, je l'aimais à mon arrivée parce qu'il me permettait de me sentir chez moi et intégrée très rapidement. Pourtant il a fini par me peser lorsque j'ai commencé à avoir une vie un peu différente, et mon propre cercle d'amis.
Mais j'avoue que j'aurais aimé le retrouver pour les premiers jours à Dresde.
Et puis j'ai fini par comprendre que c'était ce système-là qu'il me fallait ici, justement parce que je vais moi aussi avoir fort à faire, entre les cours, leur préparation, le mémoire et les escapades à Leipzig - et que je n'ai plus envie de rendre des comptes quand je ne suis pas là, ou quand je ne me mêle pas systématiquement aux autres.
Seul problème, je n'ai pas encore commencé à bosser, ce qui a signifié au début de la semaine pas d'horaires fixes, des coloc' pas beaucoup présents, une motivation un peu chancelante pour le mémoire (difficile de s'y mettre quand on ne se sent pas vraiment à sa place)... et un bon coup de déprime.
Patience, me dit-on de toute part, ça va venir...
Je sais que tout n'est qu'une question de temps, mais justement, tout à coup il m'a paru bien long...
Et puis, ça vient peu à peu.
Jeudi j'ai regardé "das Meer in mir" avec Gordon, ce film espagnol sur un type cloué au lit depuis ses 20 ans qui décide de mourir avec l'aide de ses amis. "Y'a plus gai pour faire connaissance" me direz-vous, mais c'était un très beau film qui nous a lancés sur plein de sujets de conversation différents. Soirée simple mais qui fait du bien.
Puis les garçons ayant désertés pour le week-end, je suis seule avec ma coloc'; peu à peu, on commence à s'apprivoiser. Ça commence par regarder un film kitsch toutes les deux qui nous fait bien marrer, le lendemain soir c'est la bouteille de rouge qui y passe, et peu à peu les langues se délient...
A force de lui confier pour la 350ème fois qu'ici je ne connais personne et que je n'aurais rien contre sortir un peu, elle finit par me proposer de m'emmener le lendemain à une grosse soirée-concert où elle va avec des amis. Alleluïa!! Je la suis avec enthousiasme, et passe une très bonne soirée. J'ai rencontré des gens sympa, intéressés et intéressants - et scheiss egal si je ne les revois pas, au moins j'ai pu parler, rire, picoler et danser. Cela m'a permis de me rapprocher encore un peu de K., qui m'a confié son envie de prendre des cours de français avec moi - je suis évidemment dabei - et qui a bien vu qu'en soirée je ne suis pas du genre à faire tapisserie.
Du coup, me voyant plutôt heureuse d'être là, elle m'a assurée que pour faire la fête et sortir je peux toujours compter sur elle. Le genre de petites phrases qui rassure une Ariane un peu trop angoissée ces derniers temps.
Le week-end a été aussi l'occasion de rencontrer Alizée, une amie de Chloé croisée il y a longtemps, venant d'arriver pour un an d'Erasmus. Le courant passe bien, on décide d'aller à la prochaine soirée Erasmus ensemble, de se motiver pour faire du sport régulièrement, on parle beaucoup - de nous mais surtout de nos premières expériences ici, chacune faisant des choses différentes.
Ce week-end a donc été une vraie bouffée d'oxygène. Du coup j'ai lancé chez moi l'idée d'un WG Essen (repas entre coloc') fixé à mercredi - ô miracle, on sera au complet.
Les prochains jours prennent donc tournure, entre tentative d'inscription à la fac de Dresde (j'y vais à l'arrache et sans illusions, mais qui ne tente rien...), soirée Bunuel avec Katharina, retour en bibli (motivée, motivée), soirée Erasmus, WG Essen, rencontre avec ma partenaire de tandem, premier cours de français pour mes coloc... et voir mon amoureux, natürlich.
Après tout ça je refais mon sac pour quelques jours, soit direction Berlin, soit direction Leipzig, histoire de profiter des derniers jours de liberté avant la formation à Cologne et le début du boulot.
Tout ça est très psychologique: maintenant que les choses s'enchainent, je reprends du plaisir à pratiquer une activité fort agréable: la glandouille.
Mais je vous rassure: avec modération!
Il m'a fallu comprendre et accepter une chose:
Ma WG de Dresde est l'extrême inverse de celle de Leipzig. Ce qui signifie: des gens qui s'aiment beaucoup, mais qui sont chacun très indépendants. Les garçons ont leurs copines à Leipzig, Katharina écrit son mémoire de fin d'études... chacun a beaucoup de choses à faire et vit sa vie. Ce qui contraste avec Leipzig, où tout le monde était très lié et restait beaucoup (trop) à la maison.
Ce système, je l'aimais à mon arrivée parce qu'il me permettait de me sentir chez moi et intégrée très rapidement. Pourtant il a fini par me peser lorsque j'ai commencé à avoir une vie un peu différente, et mon propre cercle d'amis.
Mais j'avoue que j'aurais aimé le retrouver pour les premiers jours à Dresde.
Et puis j'ai fini par comprendre que c'était ce système-là qu'il me fallait ici, justement parce que je vais moi aussi avoir fort à faire, entre les cours, leur préparation, le mémoire et les escapades à Leipzig - et que je n'ai plus envie de rendre des comptes quand je ne suis pas là, ou quand je ne me mêle pas systématiquement aux autres.
Seul problème, je n'ai pas encore commencé à bosser, ce qui a signifié au début de la semaine pas d'horaires fixes, des coloc' pas beaucoup présents, une motivation un peu chancelante pour le mémoire (difficile de s'y mettre quand on ne se sent pas vraiment à sa place)... et un bon coup de déprime.
Patience, me dit-on de toute part, ça va venir...
Je sais que tout n'est qu'une question de temps, mais justement, tout à coup il m'a paru bien long...
Et puis, ça vient peu à peu.
Jeudi j'ai regardé "das Meer in mir" avec Gordon, ce film espagnol sur un type cloué au lit depuis ses 20 ans qui décide de mourir avec l'aide de ses amis. "Y'a plus gai pour faire connaissance" me direz-vous, mais c'était un très beau film qui nous a lancés sur plein de sujets de conversation différents. Soirée simple mais qui fait du bien.
Puis les garçons ayant désertés pour le week-end, je suis seule avec ma coloc'; peu à peu, on commence à s'apprivoiser. Ça commence par regarder un film kitsch toutes les deux qui nous fait bien marrer, le lendemain soir c'est la bouteille de rouge qui y passe, et peu à peu les langues se délient...
A force de lui confier pour la 350ème fois qu'ici je ne connais personne et que je n'aurais rien contre sortir un peu, elle finit par me proposer de m'emmener le lendemain à une grosse soirée-concert où elle va avec des amis. Alleluïa!! Je la suis avec enthousiasme, et passe une très bonne soirée. J'ai rencontré des gens sympa, intéressés et intéressants - et scheiss egal si je ne les revois pas, au moins j'ai pu parler, rire, picoler et danser. Cela m'a permis de me rapprocher encore un peu de K., qui m'a confié son envie de prendre des cours de français avec moi - je suis évidemment dabei - et qui a bien vu qu'en soirée je ne suis pas du genre à faire tapisserie.
Du coup, me voyant plutôt heureuse d'être là, elle m'a assurée que pour faire la fête et sortir je peux toujours compter sur elle. Le genre de petites phrases qui rassure une Ariane un peu trop angoissée ces derniers temps.
Le week-end a été aussi l'occasion de rencontrer Alizée, une amie de Chloé croisée il y a longtemps, venant d'arriver pour un an d'Erasmus. Le courant passe bien, on décide d'aller à la prochaine soirée Erasmus ensemble, de se motiver pour faire du sport régulièrement, on parle beaucoup - de nous mais surtout de nos premières expériences ici, chacune faisant des choses différentes.
Ce week-end a donc été une vraie bouffée d'oxygène. Du coup j'ai lancé chez moi l'idée d'un WG Essen (repas entre coloc') fixé à mercredi - ô miracle, on sera au complet.
Les prochains jours prennent donc tournure, entre tentative d'inscription à la fac de Dresde (j'y vais à l'arrache et sans illusions, mais qui ne tente rien...), soirée Bunuel avec Katharina, retour en bibli (motivée, motivée), soirée Erasmus, WG Essen, rencontre avec ma partenaire de tandem, premier cours de français pour mes coloc... et voir mon amoureux, natürlich.
Après tout ça je refais mon sac pour quelques jours, soit direction Berlin, soit direction Leipzig, histoire de profiter des derniers jours de liberté avant la formation à Cologne et le début du boulot.
Tout ça est très psychologique: maintenant que les choses s'enchainent, je reprends du plaisir à pratiquer une activité fort agréable: la glandouille.
Mais je vous rassure: avec modération!
05 octobre 2007
Streik!
Le miracle a donc eu lieu: les cheminots allemands se sont arrêtés de travailler ce matin, de 8h à 11h. Pas grand chose, me direz-vous, et pourtant cette grève est symboliquement assez forte.
Déjà, parce que la grève est un mouvement moins commun en Allemagne qu'en France; il existe en Allemagne un système de concertation entre syndicats et entreprises très soutenu, fait pour éviter la grève par tous les moyens. Il faut dire que les gros syndicats - Ver.Di, DGB etc - ont aussi des revendications assez modérées et travaillent beaucoup en coopération avec les entreprises.
Pas de relation frontales comme on peut en avoir en France: la culture syndicale ici est très différente.
Or cette grève a été déclenchée par un tout petit syndicat de cheminots, la GDL, qui a des revendications beaucoup plus fortes que ses grands frères (35% d'augmentation de salaire), et qui les revendique de façon plus agressive.

Ce qui se passe aujourd'hui aurait en fait dû se passer il y a quelques semaines, fin juillet. La GDL a annoncé une grève de minimum 48h et qui promettait un véritable chaos dans tout le pays. Chaos tel que l'équivalent allemand du tribunal des prudhommes a interdit la grève, sous prétexte qu'elle entrainerait des dommages économiques trop importants pour le pays.
Un comble quand on sait que le but d'une grève est entre autres de créer une pression sur l'économie du pays.
La grève d'aujourd'hui a donc été très limitée dans le temps, mais elle a fini par avoir lieu - un symbole important.
Reste à savoir si les cheminots vont trouver une réponse à leurs revendications...
Déjà, parce que la grève est un mouvement moins commun en Allemagne qu'en France; il existe en Allemagne un système de concertation entre syndicats et entreprises très soutenu, fait pour éviter la grève par tous les moyens. Il faut dire que les gros syndicats - Ver.Di, DGB etc - ont aussi des revendications assez modérées et travaillent beaucoup en coopération avec les entreprises.
Pas de relation frontales comme on peut en avoir en France: la culture syndicale ici est très différente.
Or cette grève a été déclenchée par un tout petit syndicat de cheminots, la GDL, qui a des revendications beaucoup plus fortes que ses grands frères (35% d'augmentation de salaire), et qui les revendique de façon plus agressive.

Ce qui se passe aujourd'hui aurait en fait dû se passer il y a quelques semaines, fin juillet. La GDL a annoncé une grève de minimum 48h et qui promettait un véritable chaos dans tout le pays. Chaos tel que l'équivalent allemand du tribunal des prudhommes a interdit la grève, sous prétexte qu'elle entrainerait des dommages économiques trop importants pour le pays.
Un comble quand on sait que le but d'une grève est entre autres de créer une pression sur l'économie du pays.
La grève d'aujourd'hui a donc été très limitée dans le temps, mais elle a fini par avoir lieu - un symbole important.
Reste à savoir si les cheminots vont trouver une réponse à leurs revendications...
04 octobre 2007
02 octobre 2007
Aïe aïe aïe, pas facile le retour à Dresde après dix jours géniaux chez Florian à Leipzig. Ici mon quotidien est encore un peu trop vide à mon gout - même si bien sûr il faut du temps pour que les choses se mettent en place, surtout quand on ne va pas à la fac. J'avoue que j'ai un peu le coeur serré quand je vois Florian et ses coloc' se démener pour les nouveaux venus dans leur appart'. Mes coloc à moi sont très sympa mais ne se démènent pas du tout...
Mais au moins ça me force à me bouger pour aller voir ce qui se passe dehors, en attendant de commencer à bosser.
La bonne nouvelle c'est que j'ai enfin trouvé une chorale qui me plait. Il y a un chœur franco-allemand à Dresde (qui en fait est beaucoup plus allemand que français, et ça me convient très bien), je suis allée hier assister à une répet'. Niveau plutôt bon, et à ma grande surprise le mien n'est pas aussi horrible que je le pensais. Rendez-vous est pris la semaine prochaine pour une audition qui décidera si j'y ai ma place - je croise les doigts...
Sinon je devrais rencontrer ma partenaire de tandem prochainement, ainsi qu'une amie de Chloé qui elle étudiera ici et par qui, j'espère, je pourrai rencontrer un peu plus de monde... En fait je sens que les choses vont se faire, mais je suis bien trop impatiente et j'aimerais que tout se fasse tout de suite, pour calmer un peu mes angoisses...
Mais au moins ça me force à me bouger pour aller voir ce qui se passe dehors, en attendant de commencer à bosser.
La bonne nouvelle c'est que j'ai enfin trouvé une chorale qui me plait. Il y a un chœur franco-allemand à Dresde (qui en fait est beaucoup plus allemand que français, et ça me convient très bien), je suis allée hier assister à une répet'. Niveau plutôt bon, et à ma grande surprise le mien n'est pas aussi horrible que je le pensais. Rendez-vous est pris la semaine prochaine pour une audition qui décidera si j'y ai ma place - je croise les doigts...
Sinon je devrais rencontrer ma partenaire de tandem prochainement, ainsi qu'une amie de Chloé qui elle étudiera ici et par qui, j'espère, je pourrai rencontrer un peu plus de monde... En fait je sens que les choses vont se faire, mais je suis bien trop impatiente et j'aimerais que tout se fasse tout de suite, pour calmer un peu mes angoisses...
28 septembre 2007
Nathalie et moi
Tout a commencé la semaine dernière, au Mc Cormac Ballrooms de Leipzig. Au moment ou je quittais le bar, j´ai été apostrophée par un type légèrement imbibé, qui s´est mis a beugler: "Du siehst totaaaaal wie Nathalie Licard aaaauuuus" (traduction envisageable: "truc de oouuuuuf tu ressembles troooooop a Nathalie Licard").
Première pensée: de qui parle-t-il?
Et soudain...
Premier flashback: Dietmar, ami d´Uwe, début mai, a mon retour en Allemagne, qui me regarde avec un sourire en coin en me disant "tiens c´est drole, avec tes nouvelles lunettes tu ressembles un peu à la francaise qui bosse dans l´émission d´Harald Schmidt".
Réaction à l´époque: ah... heu... elle est jolie au moins?
Puis j´ai vite oublié l´affaire.
Second flashback: première soirée à Dresde, un ami de mes coloc passe dire bonjour. On parle des clichés franco-allemands, et soudain je le sens qui me fixe d´un air bizarre. Il finit par me dire "Je dois avouer que tu remplis vraiment le cliché de la francaise par excellence (en francais dans le texte)... d´ailleurs c´est drole, tu me fais penser a cette francaise qui bosse chez Harald Schmidt... Nathalie Licard..."
Son nom est désormais prononcé, et s´infiltre dans mon cerveau. Mais qui est cette Nathalie?? C´est devenu LA question obsédante. Si bien que lorsque l´autre imbibé s´est mis a beugler la phrase citée plus haut, je me suis dit ok, cette fois il faut que je sache qui est cette femme, ce qu´elle fait et surtout à quoi elle ressemble...

Nathalie Licard a la quarantaine, vient de Dax, a rencontré un allemand il y a une dizaine d´années et l´a suivi en Allemagne. Elle a commencé comme stagiaire dans l´émission d´Harald Schmidt - la version allemande du Jerry Springer show-, y a fait son trou et a fini par y jouer un role, celui de la petite francaise parlant un allemand matiné d´un accent francais à couper au couteau... Seulement au bout de 10 ans passés en Allemagne on finit par le perdre, cet accent. Or cette chère Nathalie schpricht immeur mit ayneum sehr starkeun akkzzennte.
Autant dire que son role de petite francaise à l´accent soutenu lui a attiré une certaine popularité, donc pas question de s´en séparer...
... Voila pourquoi Nathalie m´agace un peu, en ce moment... surtout qu´on se ressemble autant que deux chaussettes dépareillées... tsss...
Première pensée: de qui parle-t-il?
Et soudain...
Premier flashback: Dietmar, ami d´Uwe, début mai, a mon retour en Allemagne, qui me regarde avec un sourire en coin en me disant "tiens c´est drole, avec tes nouvelles lunettes tu ressembles un peu à la francaise qui bosse dans l´émission d´Harald Schmidt".
Réaction à l´époque: ah... heu... elle est jolie au moins?
Puis j´ai vite oublié l´affaire.
Second flashback: première soirée à Dresde, un ami de mes coloc passe dire bonjour. On parle des clichés franco-allemands, et soudain je le sens qui me fixe d´un air bizarre. Il finit par me dire "Je dois avouer que tu remplis vraiment le cliché de la francaise par excellence (en francais dans le texte)... d´ailleurs c´est drole, tu me fais penser a cette francaise qui bosse chez Harald Schmidt... Nathalie Licard..."
Son nom est désormais prononcé, et s´infiltre dans mon cerveau. Mais qui est cette Nathalie?? C´est devenu LA question obsédante. Si bien que lorsque l´autre imbibé s´est mis a beugler la phrase citée plus haut, je me suis dit ok, cette fois il faut que je sache qui est cette femme, ce qu´elle fait et surtout à quoi elle ressemble...
Nathalie Licard a la quarantaine, vient de Dax, a rencontré un allemand il y a une dizaine d´années et l´a suivi en Allemagne. Elle a commencé comme stagiaire dans l´émission d´Harald Schmidt - la version allemande du Jerry Springer show-, y a fait son trou et a fini par y jouer un role, celui de la petite francaise parlant un allemand matiné d´un accent francais à couper au couteau... Seulement au bout de 10 ans passés en Allemagne on finit par le perdre, cet accent. Or cette chère Nathalie schpricht immeur mit ayneum sehr starkeun akkzzennte.
Autant dire que son role de petite francaise à l´accent soutenu lui a attiré une certaine popularité, donc pas question de s´en séparer...
... Voila pourquoi Nathalie m´agace un peu, en ce moment... surtout qu´on se ressemble autant que deux chaussettes dépareillées... tsss...
19 septembre 2007
Dresde, J+1
Mon déménagement s'est déroulé sans embuches, et voilà, je suis installée dans ma nouvelle chambre, dans mon nouvel appart, mon nouveau quartier, ma nouvelle ville.
Hier soir, mon coloc' Carsten - chercheur en bio à la fac de Dresde - avait invité quelques collègues pour une "Moussaka party". C'était parfait pour une première soirée. Un ami brésilien de ma coloc' Katharina était là, ainsi que deux grecques parmi les invités: ambiance multikulti garantie. Le vin rouge aidant, j'ai même pu sortir quelques phrases en anglais, c'est dire... Je me suis éclipsée relativement tôt, complètement épuisée - il a beau être calme et sans problèmes, un déménagement reste un déménagement!
Dommage que la moussaka ait été si grasse... mon ventre ne l'a pas vraiment acceptée, et m'a fait passer ma première nuit à Dresde... à vomir. Nett! Du coup je me suis permis une grasse mat' d'enfer - et 24h de diète. Et évidemment, aujourd'hui tout le monde était frais et dispos, sauf moi ("trop grasse, tu trouves?" - grrrrr...)
Ce matin a donc été bien calme, j'ai terminé de déballer mes affaires, j'ai pris mon temps... et je suis partie me balader en ville, guide de voyage planqué dans mon sac - à ne sortir qu'en cas d'urgence. Je connaissais déjà le centre de Dresde pour y être passée avec Uwe, puis j'y suis retournée avec Marine, sa mère et Lucie l'hiver dernier. Le centre est incroyablement touristique, encore plus depuis que la Frauenkirche rénovée est de nouveau ouverte au public.
Ce que je ne connaissais pas de Dresde et que j'ai découvert en allant y chercher un appart', c'est le quartier où je vis: la Neustadt, au nord de l'Elbe. Je l'ai déjà dit, c'est le quartier le plus vivant, le plus coloré de la ville, un quartier baroque relativement préservé par les bombardements. Les étudiants ont envahi le coin, idéal pour sortir, et l'ambiance est vraiment géniale.
D'ailleurs ce quartier jouit vraiment d'une réputation: pas une personne à qui j'ai parlé de mon arrivée à Dresde ne m'a pas parlé de la Neustadt. Si bien que quand je suis partie à la recherche d'une WG, il était clair que j'allais chercher dans les environs. Sur place j'ai compris tout de suite que c'était là où je voulais vivre.
Pour l'instant je joue donc encore un peu la touriste, et j'apprécie. Découvrir une ville en solo fait partie de mes occupations favorites.
Demain je pars à la découverte de la bibliothèque. Puisque je ne commence que dans un mois à travailler, autant me mettre à bosser mon mémoire... en attendant de rencontrer un peu plus de monde!
Hier soir, mon coloc' Carsten - chercheur en bio à la fac de Dresde - avait invité quelques collègues pour une "Moussaka party". C'était parfait pour une première soirée. Un ami brésilien de ma coloc' Katharina était là, ainsi que deux grecques parmi les invités: ambiance multikulti garantie. Le vin rouge aidant, j'ai même pu sortir quelques phrases en anglais, c'est dire... Je me suis éclipsée relativement tôt, complètement épuisée - il a beau être calme et sans problèmes, un déménagement reste un déménagement!
Dommage que la moussaka ait été si grasse... mon ventre ne l'a pas vraiment acceptée, et m'a fait passer ma première nuit à Dresde... à vomir. Nett! Du coup je me suis permis une grasse mat' d'enfer - et 24h de diète. Et évidemment, aujourd'hui tout le monde était frais et dispos, sauf moi ("trop grasse, tu trouves?" - grrrrr...)
Ce matin a donc été bien calme, j'ai terminé de déballer mes affaires, j'ai pris mon temps... et je suis partie me balader en ville, guide de voyage planqué dans mon sac - à ne sortir qu'en cas d'urgence. Je connaissais déjà le centre de Dresde pour y être passée avec Uwe, puis j'y suis retournée avec Marine, sa mère et Lucie l'hiver dernier. Le centre est incroyablement touristique, encore plus depuis que la Frauenkirche rénovée est de nouveau ouverte au public.
Ce que je ne connaissais pas de Dresde et que j'ai découvert en allant y chercher un appart', c'est le quartier où je vis: la Neustadt, au nord de l'Elbe. Je l'ai déjà dit, c'est le quartier le plus vivant, le plus coloré de la ville, un quartier baroque relativement préservé par les bombardements. Les étudiants ont envahi le coin, idéal pour sortir, et l'ambiance est vraiment géniale.
D'ailleurs ce quartier jouit vraiment d'une réputation: pas une personne à qui j'ai parlé de mon arrivée à Dresde ne m'a pas parlé de la Neustadt. Si bien que quand je suis partie à la recherche d'une WG, il était clair que j'allais chercher dans les environs. Sur place j'ai compris tout de suite que c'était là où je voulais vivre.
Pour l'instant je joue donc encore un peu la touriste, et j'apprécie. Découvrir une ville en solo fait partie de mes occupations favorites.
Demain je pars à la découverte de la bibliothèque. Puisque je ne commence que dans un mois à travailler, autant me mettre à bosser mon mémoire... en attendant de rencontrer un peu plus de monde!
17 septembre 2007
Dresde
Cette fois ça y est... Après quelques jours de glandouille tranquille à Leipzig, ciné, concert, Kaffee trinken et squat à la Kreuzstrasse (fief de mon amoureux), j'ai pris le taureau par les cornes et planifié mon déménagement. Plus envie de repousser indéfiniment ce qui est clairement une corvée...
Donc demain à 14h je quitte Leipzig.
Je passe le relais à tous ceux qui débarquent dans la ville pour se chercher une WG, les mêmes qui bientôt se taperont la fameuse Immatrikulationswoche, qui vivront les séminaires à 7h le matin (où il vaut mieux arriver à 6h pour avoir une chance d'avoir une place), qui suivront fidèlement le programme de Wilma, se plaindront des travaux, s'achèteront un vélo d'occasion, maudiront le duo Referat+Hausarbeit qui régit la vie de tout étudiant allemand, organiseront des WG Partys jusqu'à plus soif... ceux-là qui s'attacheront à Leipzig sans même s'en apercevoir, et qui, comme tous les étudiants étrangers d'ici, en partiront le cœur gros.
Le plus drôle c'est que je quitte Leipzig pour filer chez sa plus ardente concurrente: Dresde. Les deux villes sont les plus actives de Saxe, et comptent parmi les "villes montantes" d'Allemagne, celles qui changent beaucoup, très vite, dont la vie culturelle s'intensifie et attire de plus en plus de curieux.
Cette concurrence me fait rire.
A Leipzig on s'accorde pour dire que "Dresden ist schön". Mais il y a toujours un "... aber Leipzig ist viel cooler" qui suit.
Et à votre avis, que dit-on à Dresde? Pas très difficile...
En attendant j'ai la chance de connaitre les deux concurrentes.
Reste à voir si je serai capable d'arbitrer le combat tacite entre elles!
Donc demain à 14h je quitte Leipzig.
Je passe le relais à tous ceux qui débarquent dans la ville pour se chercher une WG, les mêmes qui bientôt se taperont la fameuse Immatrikulationswoche, qui vivront les séminaires à 7h le matin (où il vaut mieux arriver à 6h pour avoir une chance d'avoir une place), qui suivront fidèlement le programme de Wilma, se plaindront des travaux, s'achèteront un vélo d'occasion, maudiront le duo Referat+Hausarbeit qui régit la vie de tout étudiant allemand, organiseront des WG Partys jusqu'à plus soif... ceux-là qui s'attacheront à Leipzig sans même s'en apercevoir, et qui, comme tous les étudiants étrangers d'ici, en partiront le cœur gros.
Le plus drôle c'est que je quitte Leipzig pour filer chez sa plus ardente concurrente: Dresde. Les deux villes sont les plus actives de Saxe, et comptent parmi les "villes montantes" d'Allemagne, celles qui changent beaucoup, très vite, dont la vie culturelle s'intensifie et attire de plus en plus de curieux.
Cette concurrence me fait rire.
A Leipzig on s'accorde pour dire que "Dresden ist schön". Mais il y a toujours un "... aber Leipzig ist viel cooler" qui suit.
Et à votre avis, que dit-on à Dresde? Pas très difficile...
En attendant j'ai la chance de connaitre les deux concurrentes.
Reste à voir si je serai capable d'arbitrer le combat tacite entre elles!
14 septembre 2007
Une ville en chantier
Pour répondre à So qui me demande où en sont les travaux, voici quelques photos prises en passant hier.
Pour ceux qui ne seraient pas au courant: pour le tri-centenaire de sa création, la fac de Leipzig fait peau neuve. Cela implique encore 8 mois de travaux qui ont commencé en janvier dernier, un chantier gigantesque et impressionnant en plein centre ville.
Très honnêtement, les images du futur campus ne m'enthousiasment pas, mais mieux vaut attendre de voir à quoi ça ressemblera en 2009...
En tout cas c'est assez passionnant de voir à quelle vitesse la ville se métamorphose. Entre le nouveau campus et le city-tunnel, la ville se transforme en un chantier géant.
Qui fait râler les uns et qui fascine les autres.


(Pour So: le Coffee culture est toujours à sa place. Quant aux cours, ils ont été éparpillés un peu partout dans la ville, entre le bâtiment principal provisoire à Brühl près de la gare, la Frauenklinik, le städtisches Kaufhaus, le Sportforum etc. Un sacré boxon, mais on s'y fait très vite sans problème...)
Pour ceux qui ne seraient pas au courant: pour le tri-centenaire de sa création, la fac de Leipzig fait peau neuve. Cela implique encore 8 mois de travaux qui ont commencé en janvier dernier, un chantier gigantesque et impressionnant en plein centre ville.
Très honnêtement, les images du futur campus ne m'enthousiasment pas, mais mieux vaut attendre de voir à quoi ça ressemblera en 2009...
En tout cas c'est assez passionnant de voir à quelle vitesse la ville se métamorphose. Entre le nouveau campus et le city-tunnel, la ville se transforme en un chantier géant.
Qui fait râler les uns et qui fascine les autres.
(Pour So: le Coffee culture est toujours à sa place. Quant aux cours, ils ont été éparpillés un peu partout dans la ville, entre le bâtiment principal provisoire à Brühl près de la gare, la Frauenklinik, le städtisches Kaufhaus, le Sportforum etc. Un sacré boxon, mais on s'y fait très vite sans problème...)
10 septembre 2007
Juli Zeh
C'est pour moi l'heureuse surprise littéraire de l'été. Juli Zeh (prononcer youli tsé), 27 ans, avocate vivant à Leipzig, compte parmi les jeunes écrivains allemands qui captent l'attention depuis déjà quelques années.

J'ai pour ma part commencé avec Spieltrieb (en français: La fille sans qualité). Un roman mettant en scène la rencontre entre Ada, adolescente précoce, froide et asociale, et Alev, un garçon arrogant, prétentieux et lui aussi d'une rare intelligence. Ces deux ados à l'écart échouent dans un "lycée de la dernière chance", sous les yeux de leur professeur d'allemand. Celui-ci va devenir malgré lui la proie de ces deux ados revendiquant un héritage nihiliste - dénué de toute morale ou de valeur, et voyant la vie comme un jeu perfide dont ils maitrisent les règles.
Un roman absolument génial. D'abord parce qu'il est extrêmement bien écrit. L'écriture est froide, précise, sèche et diablement efficace: elle s'adapte parfaitement aux protagonistes qu'elle met en scène, et accentue la tension dramatique.
Ensuite parce que loin d'être un simple roman sur deux ados, ce livre est aussi une réflexion sur le droit, le nihilisme, la violence physique et psychologique, le jeu, bref: ce qui réunit Ada et Alev, et ce qui nourrit leurs conversations.
Enfin parce que le roman est parfaitement construit, l'action parfaitement déroulée. On tremble jusqu'au bout comme dans un bon polar, mais au contraire d'un bon polar on ne peut s'en défaire immédiatement, parce que c'est un roman bouleversant et d'une grande intelligence.
Assez retournée par ce premier essai, j'en ai trouvé un autre très différent, mais remarquable lui aussi: Die Stille ist ein Geräusch - eine Fahrt durch Bosnien (en français: Un silence assourdissant).

Ce livre raconte le voyage de Juli Zeh et de son chien en Bosnie, pendant un mois. Elle y part pour essayer de trouver des réponses à des questions simples: pourquoi la guerre a-t-elle éclaté, et que s'est-il passé depuis? A travers le récit de son voyage, on découvre une population totalement bouleversée par l'épuration ethnique, mais aussi un pays livré à lui-même, devenu invisible et inexistant pour la communauté internationale.
Un récit très personnel, parsemé de réflexions et de remarques accumulées durant le voyage, tantôt sérieuses et documentées, tantôt fantaisistes et loufoques. Elle parle d'un pays sublime encore truffé de mines, elle raconte les stratégies pour faire monter son chien clandestinement dans les bus bosniaques, évoque le voyage et ce besoin viscéral d'aller toujours plus loin...
Voici l'intro, que je trouve très réussie. Viel Spass pour ceux qui parlent allemand...
" Der Hund guckt vom draussen druch die Glastür, die Nase dicht an der Scheibe. Wenn er Daumen hätte, würde er sie drücken. Dafür, dass es jemandem hier gelingt, mir die Idee auszureden.
Die Frau im Reisebüro teilt seine Auffassung. "Was wollen Sie dort? Da ist doch Krieg!"
Gewesen. Ich verzichte auf Richtigstellung und starre auf die Landkarte vor mir, die ich nur zu sehen bekomme, weil ich "Recherche" statt "Tourismus" sage. Einige nicht sehr grosse Länder liegen unordentlich nebeneinander, ein paar Namen von Städten und Flüssen kenne ich aus dem Zwanzig-Uhr-Nachrichten. Im Herzen des Finsternis lieht ein weisser Fleck, in dem geschrieben steht: "Dieses Land eignet sich nicht für touristische Reisen." Das ist Bosnien-Herzegowina.
Pascal hat mal gesagt, alles Unheil auf der Welt komme daher, dass der Mensch nicht ruhig zu Hause auf seinem Hintern sitzen kann.
Der Hund guckt noch immer so. Ich beschliesse, ihm wegen Illoyalität das Abendessen zu kürzen."

J'ai pour ma part commencé avec Spieltrieb (en français: La fille sans qualité). Un roman mettant en scène la rencontre entre Ada, adolescente précoce, froide et asociale, et Alev, un garçon arrogant, prétentieux et lui aussi d'une rare intelligence. Ces deux ados à l'écart échouent dans un "lycée de la dernière chance", sous les yeux de leur professeur d'allemand. Celui-ci va devenir malgré lui la proie de ces deux ados revendiquant un héritage nihiliste - dénué de toute morale ou de valeur, et voyant la vie comme un jeu perfide dont ils maitrisent les règles.
Un roman absolument génial. D'abord parce qu'il est extrêmement bien écrit. L'écriture est froide, précise, sèche et diablement efficace: elle s'adapte parfaitement aux protagonistes qu'elle met en scène, et accentue la tension dramatique.
Ensuite parce que loin d'être un simple roman sur deux ados, ce livre est aussi une réflexion sur le droit, le nihilisme, la violence physique et psychologique, le jeu, bref: ce qui réunit Ada et Alev, et ce qui nourrit leurs conversations.
Enfin parce que le roman est parfaitement construit, l'action parfaitement déroulée. On tremble jusqu'au bout comme dans un bon polar, mais au contraire d'un bon polar on ne peut s'en défaire immédiatement, parce que c'est un roman bouleversant et d'une grande intelligence.
Assez retournée par ce premier essai, j'en ai trouvé un autre très différent, mais remarquable lui aussi: Die Stille ist ein Geräusch - eine Fahrt durch Bosnien (en français: Un silence assourdissant).

Ce livre raconte le voyage de Juli Zeh et de son chien en Bosnie, pendant un mois. Elle y part pour essayer de trouver des réponses à des questions simples: pourquoi la guerre a-t-elle éclaté, et que s'est-il passé depuis? A travers le récit de son voyage, on découvre une population totalement bouleversée par l'épuration ethnique, mais aussi un pays livré à lui-même, devenu invisible et inexistant pour la communauté internationale.
Un récit très personnel, parsemé de réflexions et de remarques accumulées durant le voyage, tantôt sérieuses et documentées, tantôt fantaisistes et loufoques. Elle parle d'un pays sublime encore truffé de mines, elle raconte les stratégies pour faire monter son chien clandestinement dans les bus bosniaques, évoque le voyage et ce besoin viscéral d'aller toujours plus loin...
Voici l'intro, que je trouve très réussie. Viel Spass pour ceux qui parlent allemand...
" Der Hund guckt vom draussen druch die Glastür, die Nase dicht an der Scheibe. Wenn er Daumen hätte, würde er sie drücken. Dafür, dass es jemandem hier gelingt, mir die Idee auszureden.
Die Frau im Reisebüro teilt seine Auffassung. "Was wollen Sie dort? Da ist doch Krieg!"
Gewesen. Ich verzichte auf Richtigstellung und starre auf die Landkarte vor mir, die ich nur zu sehen bekomme, weil ich "Recherche" statt "Tourismus" sage. Einige nicht sehr grosse Länder liegen unordentlich nebeneinander, ein paar Namen von Städten und Flüssen kenne ich aus dem Zwanzig-Uhr-Nachrichten. Im Herzen des Finsternis lieht ein weisser Fleck, in dem geschrieben steht: "Dieses Land eignet sich nicht für touristische Reisen." Das ist Bosnien-Herzegowina.
Pascal hat mal gesagt, alles Unheil auf der Welt komme daher, dass der Mensch nicht ruhig zu Hause auf seinem Hintern sitzen kann.
Der Hund guckt noch immer so. Ich beschliesse, ihm wegen Illoyalität das Abendessen zu kürzen."
08 septembre 2007
Les dents de l'amer
Second retour à Leipzig, un peu spécial lui aussi.
Au retour de chez le dentiste, un peu sonnée, ma bouche ne sachant pas trop ce qui vient de lui arriver, je monte dans le tram direction chez moi, mon lit, loin des anesthésiants, pinces et autres instruments de torture...
... et voilà que je tombe dans les pommes en plein trajet sur la ligne 9. Chute brutale de tension due à un dentiste qui m'a poussée un peu trop vite vers la sortie. Pas trop eu le temps de récupérer.
Quelques heures et une batterie de test plus tard, j'étais enfin dans mon p'tit lit, au chaud.
Bon, mais à part ça tout s'est bien passé, je ne suis quasiment plus enflée et j'ai déjà quasiment quitté le mode mémé-se-nourrit-de-bouillies, donc tout va bien.
Peu à peu la ville se repeuple et les gens rentrent de vacances. Ouf!
Au retour de chez le dentiste, un peu sonnée, ma bouche ne sachant pas trop ce qui vient de lui arriver, je monte dans le tram direction chez moi, mon lit, loin des anesthésiants, pinces et autres instruments de torture...
... et voilà que je tombe dans les pommes en plein trajet sur la ligne 9. Chute brutale de tension due à un dentiste qui m'a poussée un peu trop vite vers la sortie. Pas trop eu le temps de récupérer.
Quelques heures et une batterie de test plus tard, j'étais enfin dans mon p'tit lit, au chaud.
Bon, mais à part ça tout s'est bien passé, je ne suis quasiment plus enflée et j'ai déjà quasiment quitté le mode mémé-se-nourrit-de-bouillies, donc tout va bien.
Peu à peu la ville se repeuple et les gens rentrent de vacances. Ouf!
30 août 2007
Parenthèse
Je suis rentrée pour une petite semaine à Paris. 10 heures de train, un peu hard mais ça valait le coup. Je me sens bien ici. Je n'avais fait qu'y passer début août, et le départ avait été frustrant.
Le meilleur c'est que je vais rentrer à Leipzig... pour me faire retirer deux dents de sagesse. Autant dire qu'en ce moment les circonstances ne m'aident pas à me sentir bien là-bas! Alors que j'adore cette ville - et que je vais bientôt la quitter.
Mais bon, au retour LuLu sera là, ainsi que mon amoureux et quelques autres allemands (mon chirurgien dentiste aussi, ajoute ma saleté de petite voix intérieure)
J'en profite pour signaler deux nouveaux venus dans la colonne des liens. Ceux qui aiment voyager vont se régaler: Flavie est partie pour un an à Séoul, et arpente avidement la ville depuis dix jours. Yohann est au Yémen, et fait de même.
Deux blogs qui valent le coup, histoire de se dépayser un peu et d'en apprendre beaucoup sur deux pays qu'on connaît peu ici.
On dira ce qu'on voudra de cette mode des blogs, mais rien que pour transmettre des impressions et des images fortes, je trouve qu'ils valent vraiment le coup.
Et maintenant trève de bavardage, je pars retrouver Paris.
Ami(e)s parisien(ne)s, si vous êtes dans le coin, ça tombe bien, j'y suis aussi. Appelez-moi!
Le meilleur c'est que je vais rentrer à Leipzig... pour me faire retirer deux dents de sagesse. Autant dire qu'en ce moment les circonstances ne m'aident pas à me sentir bien là-bas! Alors que j'adore cette ville - et que je vais bientôt la quitter.
Mais bon, au retour LuLu sera là, ainsi que mon amoureux et quelques autres allemands (mon chirurgien dentiste aussi, ajoute ma saleté de petite voix intérieure)
J'en profite pour signaler deux nouveaux venus dans la colonne des liens. Ceux qui aiment voyager vont se régaler: Flavie est partie pour un an à Séoul, et arpente avidement la ville depuis dix jours. Yohann est au Yémen, et fait de même.
Deux blogs qui valent le coup, histoire de se dépayser un peu et d'en apprendre beaucoup sur deux pays qu'on connaît peu ici.
On dira ce qu'on voudra de cette mode des blogs, mais rien que pour transmettre des impressions et des images fortes, je trouve qu'ils valent vraiment le coup.
Et maintenant trève de bavardage, je pars retrouver Paris.
Ami(e)s parisien(ne)s, si vous êtes dans le coin, ça tombe bien, j'y suis aussi. Appelez-moi!
26 août 2007
Un soir de r'tour...
Je le craignais, le retour à Leipzig est rude.
Conséquence: j'écoute Justice à fond en mangeant mes derniers caramels au beurre salé. Et me demande ce que je vais bien pouvoir faire de ma peau ces quinze prochains jours.
Productif, non?
Si ce retour se transforme en léger blues, c'est parce que quasiment tous ceux qui ont fait mon année ici sont absents. Certains reviendront, d'autres non, mais pour l'instant quasiment PERSONNE n'est là - et ceux qui sont là sont overbookés pour les trois prochaines années. Quant à moi j'ai deux semaines devant moi avant les gros changements, et je ne m'imagine pas glander à Leipzig en attendant patiemment le retour des uns et des autres.
Donc je pense que mon retour ne va être que provisoire.

To be continued...
Conséquence: j'écoute Justice à fond en mangeant mes derniers caramels au beurre salé. Et me demande ce que je vais bien pouvoir faire de ma peau ces quinze prochains jours.
Productif, non?
Si ce retour se transforme en léger blues, c'est parce que quasiment tous ceux qui ont fait mon année ici sont absents. Certains reviendront, d'autres non, mais pour l'instant quasiment PERSONNE n'est là - et ceux qui sont là sont overbookés pour les trois prochaines années. Quant à moi j'ai deux semaines devant moi avant les gros changements, et je ne m'imagine pas glander à Leipzig en attendant patiemment le retour des uns et des autres.
Donc je pense que mon retour ne va être que provisoire.
To be continued...
22 août 2007
Vacances
Prendre trois semaines de vacances, ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps...
Donc tout a commencé par trois jours à Paris. Pas beaucoup, certes, mais assez pour revoir des gens, boire des coups par-ci par-là, me balader...



Puis, une semaine à la Turballe. Rien de mieux pour se reposer, bouquiner, se baigner, bronzer, se gaver de kouign-amann et de beurre salé...

Retour à Paris pour récupérer Florian et lui montrer Paris sous un angle non-touristique. Trois jours à parcourir la ville en vélo. Autant dire que Vélib' a trouvé deux nouveaux adeptes!


Dernière étape: Bavendorf, un petit village à côté de Ravensburg (oui oui, comme les jeux Ravensburger) et du lac de Constance (non Emmanuel c'est pas la Bavière) - chez les parents de Florian. Au programme, cueillette des fruits, grillades, balades dans la région, bateau sur le lac et flemmardage tranquille dans la grande maison des parents...



On s'en va vendredi: retour à Leipzig qui promet d'être étrange puisque peu de monde sera là. Disons que ça me forcera à m'occuper de toutes ces choses que j'ai l'art de remettre au lendemain...
Donc tout a commencé par trois jours à Paris. Pas beaucoup, certes, mais assez pour revoir des gens, boire des coups par-ci par-là, me balader...

Puis, une semaine à la Turballe. Rien de mieux pour se reposer, bouquiner, se baigner, bronzer, se gaver de kouign-amann et de beurre salé...
Retour à Paris pour récupérer Florian et lui montrer Paris sous un angle non-touristique. Trois jours à parcourir la ville en vélo. Autant dire que Vélib' a trouvé deux nouveaux adeptes!
Dernière étape: Bavendorf, un petit village à côté de Ravensburg (oui oui, comme les jeux Ravensburger) et du lac de Constance (non Emmanuel c'est pas la Bavière) - chez les parents de Florian. Au programme, cueillette des fruits, grillades, balades dans la région, bateau sur le lac et flemmardage tranquille dans la grande maison des parents...
On s'en va vendredi: retour à Leipzig qui promet d'être étrange puisque peu de monde sera là. Disons que ça me forcera à m'occuper de toutes ces choses que j'ai l'art de remettre au lendemain...
04 août 2007
The End, ou presque
Je quitte Leipzig pour quelques semaines. J'y reviens fin août, pour rassembler mes affaires et partir définitivement m'installer à Dresde.
Dresde, où j'ai fini par accepter la chambre un peu bruyante. Le contact avec les gens a beaucoup pesé dans la décision: cette fois, j'ai envie d'habiter avec des gens qui me ressemblent - pas à 100%, mais un peu plus que mes coloc' de Leipzig.
J'espère avoir pris la bonne décision.
En attendant ma chambre n'a toujours pas trouvé de repreneur. Peut-on m'expliquer pourquoi les candidats sont tous des drôles d'oiseaux?
Entre la petite fille de 18 ans qui vient avec maman (et maman, du genre qui prend de la place, monopolise la conversation pendant deux bonnes heures sans laisser l'occasion à sa fifille d'en placer une), ou l'étudiante en éco, pull écossais et lunettes strictes, qui s'asseoit, mène la danse et demande au bout d'un questionnaire de 20 minutes si nous avons éventuellement des questions... bref, pour l'instant on n'est pas gâtés.
J'avoue être très égoïste: je m'en vais ce soir en train couchette, et me réjouis de ne plus avoir à répéter trois fois par jour "das Zimmer ist 17 qm gross, teilmöbliert, morgensonne..." etc.
Demain j'arrive à Paris à 9h17. Je reste trois jours chez mon frérot dans le 20ème, puis direction la Turballe une semaine (pas de mails là-bas, mais j'ai toujours mon portable français).
Le 14 je suis de retour dans la capitale pour aller chercher F. à la gare. On profitera un peu de Paris (pas trop heiss j'espère), puis on s'envolera vers Ravensburg. A moi la Schwabe, ses Käsespätzle, ses Dampfnudeln, son dialekt à couper au couteau et son Bodensee... Un coin de l'Allemagne dont je n'ai plus aucun souvenir (dernier passage dans le coin: il y a 17 ans) et que je me réjouis de revoir.
En espérant ne pas me mettre à parler schwäbisch en rentrant...
Dresde, où j'ai fini par accepter la chambre un peu bruyante. Le contact avec les gens a beaucoup pesé dans la décision: cette fois, j'ai envie d'habiter avec des gens qui me ressemblent - pas à 100%, mais un peu plus que mes coloc' de Leipzig.
J'espère avoir pris la bonne décision.
En attendant ma chambre n'a toujours pas trouvé de repreneur. Peut-on m'expliquer pourquoi les candidats sont tous des drôles d'oiseaux?
Entre la petite fille de 18 ans qui vient avec maman (et maman, du genre qui prend de la place, monopolise la conversation pendant deux bonnes heures sans laisser l'occasion à sa fifille d'en placer une), ou l'étudiante en éco, pull écossais et lunettes strictes, qui s'asseoit, mène la danse et demande au bout d'un questionnaire de 20 minutes si nous avons éventuellement des questions... bref, pour l'instant on n'est pas gâtés.
J'avoue être très égoïste: je m'en vais ce soir en train couchette, et me réjouis de ne plus avoir à répéter trois fois par jour "das Zimmer ist 17 qm gross, teilmöbliert, morgensonne..." etc.
Demain j'arrive à Paris à 9h17. Je reste trois jours chez mon frérot dans le 20ème, puis direction la Turballe une semaine (pas de mails là-bas, mais j'ai toujours mon portable français).
Le 14 je suis de retour dans la capitale pour aller chercher F. à la gare. On profitera un peu de Paris (pas trop heiss j'espère), puis on s'envolera vers Ravensburg. A moi la Schwabe, ses Käsespätzle, ses Dampfnudeln, son dialekt à couper au couteau et son Bodensee... Un coin de l'Allemagne dont je n'ai plus aucun souvenir (dernier passage dans le coin: il y a 17 ans) et que je me réjouis de revoir.
En espérant ne pas me mettre à parler schwäbisch en rentrant...
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