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20 mars 2008

Catherine Certitude.

"Catherine Certitude" fait partie de ces livres que je n'oublierai jamais. Un livre drôle, charmant, doux, qui m'a fait rêver des heures durant quand j'étais petite. Et les illustrations de Sempé qui ont le don d'apporter un soupçon de mélancolie...



Il y a un passage dans le livre que j'adore et que je vis moi-même assez souvent. Et c'est parce que je viens de le vivre, il y a deux minutes, que j'ai envie de vous le raconter.

Catherine vit seule avec son père. Tous deux sont des personnages discrets, maladroits, doux et légèrement décalés. Or, lorsque le monde extérieur les agresse un peu trop, pour oublier ce quotidien stressant, le père et la fille ont une technique imparable: binoclards tous les deux, ils s'assoient à la table du salon et enlèvent leurs lunettes. Là, le monde se transforme en une image floue, les contours des objets deviennent indistincts, et plus rien ne peut les atteindre. Ils flottent dans un monde doux et cotonneux qui leur permet d'échapper aux contraintes quotidiennes.

Je suis assise à une table de la bibliothèque à Leipzig, et aujourd'hui je me sens fatiguée et complètement démotivée. Alors, au lieu d'errer sur la toile pour me distraire, j'ai enlevé mes lunettes. Etant moi aussi une binoclarde tendance taupe, j'ai vu flou... et apprécié comme jamais ce moment de flottement où tout s'est arrêté, une petite minute.

Lisez ce livre, il est magique!

13 février 2008

Voyage voyages

Le nord de la France avec Doillon. Paris vu par des Coréens grâce à Sangsoo. New-York par Patti Smith. L'Autriche grâce à Spielmann. L'Espagne populaire de Bunuel. Le Mexique via Zonca. Téhéran par Assmann. Oswice par Thalheim.

etc, etc.

De Berlin, je vois le monde entier. Le monde entier est à Berlin. Wir sind auch dabei.


10 février 2008

Boulimie cinématographique.

Les films s'enchaînent de plus en plus. Ceux de notre sélection, un ou deux par jour, et tous les autres que nous réussissont à voir. Nous procurer des billets est d'une telle facilité que c'en est presque insolent.
Vu hier les courts métrages "Robin" et "Teenage Angst", l'interminable "fabrique des sentiments" et le formidable "There will be blood" qui devrait rafler un gros nombre d'ours.

Dans une heure je vais voir "Julia", le dernier Zonca, ensuite "Am Ende kommen Touristen" - par le gagnant de "dialogues en perspective" d'il y a deux ans - puis, après le documentaire de notre section "Football under cover", on ira voir le film sur Patti Smith. Notre moyenne pour l'instant est d'environ 3 à 4 films par jour. Et c'est un sentiment magique à chaque fois que les lumières s'éteignent.

L'ouverture de notre sélection "dialogues en perspective" s'est faite vendredi soir, sur le film "Berlin, 1. Mai". Une salle bondée, une rangée réservée pour nous, et le directeur de la section qui nous présente... et nous réclame sur scène. Voilà les 7 jeunots du jury alignées en rang d'oignons devant 500 personnes, dont la moitié étaient les équipes des films de la sélection. Impressionnant.
Le plus impressionnant étant sans doute notre premier dialogue après le film. Mais là-dessus, secret défense!

Après ce travail intellectuel, place à la détente. Une soirée était organisée pour notre sélection, dans une énorme salle du cinéma VIP de la Berlinale, où se déroulent toutes les avant-premières officielles. Une fête incroyable qui nous a permis de rencontrer pas mal de gens, et de mieux nous connaître aussi.

Bref, beaucoup à raconter, tellement que nous nous forçons chaque jour à mettre les grandes lignes par écrit, de peur d'oublier certains moments importants.

Et maintenant je dois vous laisser, le premier film de la journée m'attend.

08 février 2008

Jour 0

Premier jour chargé, comme tous ceux qui vont arriver. Ne m'en voulez pas de tout raconter en style télégraphique...

10h, les membres se retrouvent dans le hall de l'hôtel et font connaissance. Jury assez jeune, de 18 à 23 ans, mais super intéressant. Certains sont étudiants en cinéma, d'autres en cursus LLCE allemand ou franco-allemand. Des personnalités super différentes, mais l'ambiance est bonne.
Notre "grande soeur" s'appelle Katja. Etudiante en école de cinéma, elle bosse pour la Berlinale, coordine notre programme, et nous accompagne partout, toujours un grand sourire aux lèvres.

Après un passage au siège de l'OFAJ et un super repas dans le Nikolaiviertel, nous sommes partis nous balader, profiter de ces dernières heures de liberté pour boire un verre et mieux nous connaître.

(tous les membres du jury n'y sont pas. En haut, les deux "doyens" du jury, Julian et Markus, en bas Julian et Susanne, la cadette)


Après avoir constaté qu'en fait nous aurons peu de temps pour voir les autres films des autres sélections, nous nous sommes quand même concoctés un programme archi-chargé, mais enthousiasmant.
Un café plus tard il est déjà l'heure de repartir pour l'hôtel. Nous sommes présentés au président de notre jury, qui vient d'arriver. Après une présentation et quelques questions, on replonge dans le U-bahn direction le Zoo Palast, où nous assistons à l'avant-première de "Shine a light", un documentaire de Scorcese sur les Rolling Stones.


Malheureusement nous n'étions pas dans le cinéma où les Stones et Scorcese présentaient le film... dommage, mais on ne peut pas tout avoir. Et on s'est vite rendu compte, vu les queues interminables devant notre ciné, qu'on était quand même super privilégiés d'avoir des billets pour l'avant-première.
La salle est immense, et l'ambiance quasi aussi chaude que si les Stones étaient là. Ça applaudit, ça boit du champagne et ça se bouscule pour les meilleures places - pas nous, heureux détenteurs des billets, installés tranquillement avec les autres privilégiés 15 min avant tout le monde.

Le film... est frustrant. C'est à 90% un concert des Stones filmé par Scorcese, à 10% un patchwork d'archives d'interviews, d'images. La Scorcese-touch manque. Le début du film est très drôle, S. se met en scène en train d'organiser le tournage du concert, s'acharnant pour soutirer au groupe une play-list digne de ce nom, groupe qui s'amuse gentiment à faire tourner "Marty" en bourrique en lui refilant la play-list... 1 minute avant l'entrée sur scène.
Cette intro n'est malheureusement qu'une intro... la musique arrive et ne part plus.
Bon, ne crachons pas dans la soupe non plus, il s'agit de véritables bètes de scène dégagant une énergie incroyable. On est quand même transportés et enthousiastes... mais ce qu'on n'a vu n'était pas un vrai film. On s'en va charmés mais frustrés, et surtout pressés d'attaquer la fiction.

Pour nous c'est demain que tout commence. Je ne peux malheureusement pas dire grand chose, étant tenue au plus grand secret! Le film s'appelle "Berlin, 1. mai". Pas encore eu le temps de me renseigner dessus, mais j'ai déjà reçu au moins 100 pages de doc sur tout le festival que je tenterai d'ouvrir un de ces quatre.
Je ne pensais pas qu'on aurait des journées aussi chargées! Mais c'est super excitant... Et les gens qui nous encadrent sont super.

Love from Berlin!

23 janvier 2008

Elle avait des bagues à chaque doigt...

Parce que j'ai terminé la bio de Truffaut il y a quelques jours. Parce que grâce à Arte j'ai enfin pu voir "Jules et Jim". Parce que Jeanne Moreau fête aujourd'hui son 80ème anniversaire.
Parce que je ne me lasserai jamais d'écouter cette chanson...

06 janvier 2008

Ah, Paris

Oui, il y a toujours un truc étrange dans l'air parisien. Quelque chose d'inconnu, qui rend fébrile, avide. Envie de tout faire, de tout voir - les gens, les films, les livres, les expos, les concerts. Sensation de manque à combler, parce que cette ville a l'art de vous rappeler tout ce que vous avez loupé ces derniers mois. Ça en devient forcément frustrant, parce que bien sûr on ne peut pas tout faire en un temps limité. Mais on essaye d'en faire le maximum, sans que ça en devienne une course forcée.
Pour ma part, vu "La visite de la fanfare" que j'ai trouvé superbe, "La nuit nous appartient" pas mal du tout, "Actrices" sympathiquement déjanté et sur le tard "Les promesses de l'ombre", thriller déroutant, entre ce calme londonien rappelant les prises de vue de "match point" et des scènes ultra violentes. Mais bon, Viggo Mortensen. Ça veut tout dire.

Découvert la biographie de Truffaut par Antoine de Baecque et Serge Toubiana, que je ne lâche plus. Bien écrit, passionnant, encore un livre qui donne envie de le fermer pour se plonger dans la filmographie de Truffaut - sans doute le meilleur moyen de le connaître, quand on y pense.

Vu "Allemagne, années noires", très bonne expo sur l'expressionisme allemand.

Ecouté le dernier "hocus pocus", qui en jette.

Vu autant de gens que j'ai pu. Mangé une bavette avec les uns, bu des mojitos avec les autres, etc. C'est toujours trop court et jamais assez, mais c'est mieux que rien. Ils me manquent tous ces zigotos, souvent.

Je rentre en Allemagne la tête pleine, les poches vides.

Paris est une putain qui vous prend tout votre argent, c'est connu depuis si longtemps. Mais ça valait tellement le coup que je ne lui en tiens pas rigueur.

Longue vie à elle.

EDIT en photos: sur mon chemin, j'ai croisé...

... un moscovite d'adoption au regard de fier pionnier...


... un studio photo tapissé de livres, le pied...


... une amatrice de galettes des rois...


... Carla Bru... heu non pardon. Les lunettes de mouche de Caro, après le quatrième mojto.

14 novembre 2007

Auf der anderen Seite: de l'autre côté

Je profite de sa sortie française pour vous parler de ce très beau film...

Tout commence avec la rencontre d'une prostituée turque et d'un vieux à Hambourg qui lui propose de l'entretenir. Mais la relation tourne mal et la femme meurt sous les coups du vieux. Le fils du vieux, rongé par la culpabilité, décide de partir en Turquie retrouver la fille de la prostituée. Mais celle-ci est déjà partie se planquer en Allemagne suite à des activités politiques obscures...



Ce film montre le destin de six personnages qui se rencontrent ou se croisent entre Hambourg et Istanbul, et dont le destin est lié plus ou moins directement...
Avec ce film on sent que Fatih Akin a mûri. Le côté trash et violent de Head-on est très peu présent, mais le thème de l'intégration des turcs en Allemagne est lui récurrent. Cette fois, il est traité de façon beaucoup plus douce et poétique. Les paysages n'engloutissent plus l'individu comme dans Head-on, ils sont ici une source de découverte ou de redécouverte d'un pays étranger et familier à la fois. Le tout est accompagné par une superbe musique - là-dessus on peut toujours compter sur Akin - et des acteurs géniaux.
Une réussite que je ne peux que recommander...

15 juillet 2007

Des mots

Juste parce que j'ai retrouvé ces photos pleines de petits messages, et que je les aime bien...








03 juillet 2007

Ode à la Turballe



Il est enfin venu le doux temps des pieds enfouis dans le sable, de l'eau fraiche et non chlorée... Quand le temps le permet (rassurez-vous, lecteurs français, cette photo est issue d'une des rares accalmies de ces derniers jours).
Imaginez mon état devant un beau lac tout frais qui me tendait les bras... En 10 secondes j'étais dans l'eau.

Mais...

... où sont le sel, le vent, le sable fin, les vagues? (le parking blindé de Ker Elizabeth? )

Où sont passés les crs en petit slip de bain et t-shirt moulant, le drapeau vert frappé par le vent, les températures qui font grimacer ("avec un vent de terre, rien d'étonnant") , les marchands de glaces, les colos du crédit lyonnais, les raquettes de plage, les brasses sans fin du grand-père, la crème yves rocher de la grand-mère (la même depuis 25 ans)?

Que sont devenus les livres tous cornés dans lesquels on retrouve fatalement des grains de sable le soir, les Lequénois de la Turballe ("Jean-Kevin on ne dit pas nique ta mère à sa soeur!"), les niniches de Manuel, la pêche au crabe sur les rochers, les commentaires qui chaque année sont les mêmes, mais sans lesquels la Turballe ne serait pas la Turballe: "au début elle est fraiche mais après quelques secondes on s'y fait" ... ?

Certes, le Cospudener See n'a jamais prétendu faire conccurence à Ker Elizabeth. Et j'étais quand même bien contente de me baigner, dimanche.
Mais c'est clair et net: un été sans la Turballe n'est pas un vrai été.

26 juin 2007

Des concerts, encore des concerts...

Improvisés, officiels, en plein air, dans une cave ou dans le salon d'un appart' à l'abandon... peu importe, ils font toujours plaisir...

Un petit groupe leipzigois qui commence à peine... The Nikolai Chuks.


Die Kleingeldprinzessin au "Besser Wohnen" de Leipzig. Un appart' pas encoré rénové transformé en petite salle de concert, avec des caisses de Steinberg pour soutenir les amplis, et des palettes pour faire des estrades pour les musiciens. A l'arrache, comme on les aime...


Suite du festival "la SurPrise de la Bastille" la semaine dernière à la MB: les blérots de ravel ont littéralement mis le feu. Super mise en scène, excellents musiciens... la salle (80% de français) était pleine et enthousiaste.



23 juin 2007

Pas d'arrêt pour "arrêt sur image"

Cliquez sur le titre du post pour signer la pétition contre l'arrêt de la diffusion d'"arrêt sur image". Le prétexte officiel évoqué par france 5 est l'érosion de l'audience, qui pourtant a l'air de rester correcte.
Cette émission présentée par Daniel Schneidermann (www.bigbangblog.net) analyse depuis 95 le traitement télévisuel de l'actualité, avec humour et pertinence. Sa disparition porte un coup dur aux empécheurs de tourner en rond... alors même si la décision de la chaîne semble irrévocable, montrons notre désaccord et signons la pétition.

18 janvier 2007

Hocus Pocus

Normalement, le hip hop et moi, ça fait 4.
Et puis l'année dernière, mon frère m'a fait découvrir Hocus Pocus: des textes drôles, bien fichus, de l'autodérision et des références à d'autres styles de musique (le jazz entre autres, comme "73 touches" ou "bombastic jazz style"). Au final, des chansons intelligentes et bien écrites.
Je n'adhère pas forcément à tout, mais l'état d'esprit est vraiment le bon.
Voici "Hip hop", un duo avec The Procussions, un morceau se moquant gentiment du style vestimentaire des rappeurs.
Le clip est le premier d'hocus pocus, je le trouve assez drôle et le clin d'oeil aux années 80 est assez génial je trouve.
Enjoy!

28 décembre 2006

"Je revois ces mains de ma mère agrippées sur son sac comme à sa destinée. Les mains de Dieu ne me semblaient pas plus belles. Quand j'étais toute petite et que j'avais par hasard aperçu quelque chose qui m'obsédait ou qu'une pensée terrifiante me venait, par exemple celle de la mort possible de ma mère, lorsque à cinq ans je la découvris mortelle, j'allais vers elle et le lui disais. Ma mère passait alors sa main sur mon visage, doucement, et me disait "Oublie". J'oubliais et repartais rassénérée. Avec ces mêmes mains, plus tard, elle me battait. Et elle gagnait mon pain en corrigeant des copies ou en faisant des comptes à longueur de nuit. Elle y mettait la même générosité. Elle battait fort, elle trimait fort, elle était profondément bonne, elle était faite pour les violentes destinées, pour explorer à coups de hache le monde des sentiments. Elle était fort malheureuse, mais elle trouvait son compte de bonheur dans ce malheur même parce qu'elle aimait le travail et le sacrifice, et ce qu'elle préférait à tout c'était s'oublier, s'étourdir dans des illusions sans fin. Ma mère rêvait comme je n'ai jamais vu personne rêver. Elle rêvait son malheur même, elle en parlait avec fierté, elle ne connaissait pas la vraie tristesse mais seulement la douleur, parce qu'elle avait une âme d'une violence royale qui ne se serait pas complue dans l'acceptation que toute tristesse comporte."

Je suis en train de lire "Cahiers de la guerre et autres textes" de Duras (chez P.O.L).

27 novembre 2006

Coup de coeur pour Kaminer

[Ce post est dédié à Julien]

Je viens de terminer un livre bien sympathique: "Ich mache mir Sorgen, Mama", de Wladimir Kaminer. J'ai découvert cet auteur à Berlin il y a 2 ans, lors de mon stage dans la librairie Marga Schoeller... et je ne l'ai plus lâché depuis.
Wladimir Kaminer est né en 1967 à Moscou, et y a vécu jusqu'en 1990. A la chute du mur, il décide de partir à Berlin avec un ami, pour l'aventure. Là-bas, il vit de petits boulots, il travaille notamment dans le théâtre grâce à sa formation d'ingénieur du son spécialisé dans le spectacle. Il est lui-même acteur et écrit à Berlin sa première pièce.

En 1998, sa première nouvelle est publiée dans le "tageszeitung", et en 2000 paraît son premier livre - celui avec lequel j'ai gonflé la terre entière :

Un recueil de nouvelles sur la vie des russes à Berlin, des anecdotes tirées de son quotidien, le tout raconté avec humour dans un style très simple. L'intérêt du livre réside dans la mise en scène des personnages, tous plus loufoques les uns que les autres, et de la relation qu'ils entretiennent avec Berlin. Très agréable à lire en allemand, parce que très simple...

Depuis, les succès littéraires se sont enchaînés pour Kaminer, avec entre autres "Militärmusik", récit de son adolescence, "Karaoke", où il raconte son expérience dans la musique, et "Ich mache mir Sorgen, Mama", où l'on fait connaissance de sa famille, notamment de ses parents eux aussi berlinois.

Mais Kaminer est un touche à tout: en plus d'écrire, il a sa propre émission de radio sur "Radio Multikulti", et organise deux fois par mois les soirées "Russendisko" à Berlin et dans toute l'Allemagne. Des soirées où se retrouvent les russes du coin, où on boit de la vodka tout en dansant sur les tubes russes du moment. J'y étais, et franchement, c'est inoubliable!

Pour ceux qui ne comprennent pas l'allemand, seuls deux livres de Kaminer ont été traduits en français: "Musique militaire" et "Le voyage vers Trulala", disponibles chez Belfond. Malheureusement, le reste se fait attendre... histoire d'achats de droits, sans doute.

Quand à ceux qui parlent allemand, même pas beaucoup, foncez... C'est grâce à cet auteur que j'ai commencé à lire dans le texte, c'est facile et drôle, vous ne le regretterez pas!

12 octobre 2006

Coup de coeur musical: die Kleingeldprinzessin

[ Petit clin d'oeil à Jenifer... "the" découvreuse de kleingeldprinzessin!]

Die Kleingeldprinzessin (la princesse de la p'tite monnaie, nom tiré de son expérience de chanteuse dans le métro), c'est Dota, chanteuse et guitariste, et trois jeunes musiciens berlinois. Leur musique est un savant mélange de chanson à textes, de folk, de bossa et de rythmes empruntés au rock et au reggae. Les textes sont drôles, parfois tristes, engagés, pertinents et toujours bien pensés. Le groupe n'en est qu'à ses débuts... Mais c'est vraiment un bon début!

Hier Dota était en concert à Leipzig, en duo avec son guitariste Jan Rohrbach [deuxième en partant de la gauche]; ça se passait au "Ilses Erika", un petit club en sous-sol, et à cause du cinéma alternatif qui se trouve juste au-dessus, Dota ne pouvait pas jouer avec tout le groupe sous peine de déranger la séance. Mais à vrai dire, cela n'a posé aucun problème: Dota et Jan ont assuré d'un bout à l'autre du concert, avec humour et vraiment beaucoup de talent... On a eu droit aux morceaux du nouvel album, ainsi qu'à quelques "classiques". On se rend compte rapidement que le groupe tourne énormément, et compte beaucoup sur la scène pour se faire connaître. Et ça marche: hier soir, la salle était bondée, les gens connaissaient déjà les paroles, bref: les vrais fans étaient là.

Un petit club, deux musiciens, et une becks: la recette tout simple pour passer une bonne soirée. Pour ceux qui sont en Allemagne ou qui y passeront, guettez les, ils tournent beaucoup en ce moment, et inutile de préciser que leurs concerts ne coutent vraiment pas grand chose...